Le journaliste Saint-Tra Bi du quotidien ivoirien Fraternité Matin, a dédicacé son livre intitulé «Duékoué, la vérité interdite», le jeudi 20 juin 2019, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

«Duékoué, la vérité interdite» est le titre du livre témoignage de Saint-Tra Bi, journaliste au quotidien ivoirien Fraternité Matin. De son vrai nom Valérie Goore Bi Tra, l’auteur expose dans cet ouvrage son vécu des évènements tragiques qui ont marqué l’Ouest de la Côte d’Ivoire lors de la crise qui a secoué ce pays. Le Tome 1 de ladite œuvre a été dédicacé, le jeudi 20 juin 2019, à Abidjan. De l’avis de Saint-Tra Bi, «Duékoué, la vérité interdite», paru aux Nouvelles Editions Balafons, est l’accomplissement d’un devoir de mémoire pour la postérité et l’Histoire. De la crise de 2002 à la crise post-électorale en passant par les soubresauts qui s’en sont suivis, le reporter a dit avoir été un témoin vivant des sombres événements qui se sont déroulés à l’Ouest du pays de Félix Houphouët Boigny. Pour Saint-Tra Bi, le moment est venu de parler pour rétablir la vérité des faits, sans passion. Des vérités crues, dérangeantes parsèment, ainsi, l’ouvrage de 163 pages, illustrées de photos inédites. «Ce témoignage résulte de la volonté personnelle d’un individu que les contraintes et la passion du métier ont poussé à devenir le témoin oculaire d’évènements historiques et de faits parfois graves. En effet, la gravité de certains faits vécus lors de la crise survenue dans la ville de Duékoué, à l’Ouest de mon pays, m’impose de rompre le silence pour éviter d’être le complice d’un silence coupable. A travers cet aveu, il s’agit de libérer la parole pour se libérer soi-même d’un silence pesant et culpabilisant», a déclaré le journaliste d’une vingtaine d’années de métier. A son avis, ces révélations visent surtout à contribuer au rétablissement et à la consolidation de la vérité souvent partialement ou partiellement relatée. Selon lui, durant les évènements survenus à Duékoué entre 2002 et 2012, de nombreux récits et documents truqués et truffés de contrevérités ont été produits. «Et de nombreux faits continueront sans doute d’être relatés parfois malheureusement par des personnes qui n’ont eu de contact ni avec le terrain des hostilités, ni avec des témoins et encore moins avec des acteurs de premier plan», a-t-il regretté. En attendant la parution du Tome 2 de l’ouvrage le 20 juillet prochain consacré au massacre de Nahibli, les lecteurs burkinabè peuvent se procurer le livre (à 6 000 FCFA) sur commande avant sa mise en vente dans les rayons des librairies de la place.

Synthèse de Paténéma Oumar OUEDRAOGO

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