Relecture de la loi sur le quota des femmes : Opération de charme auprès des parlementaires

Pour le ministère en charge de la femme, la relecture de la loi s’impose pour la rendre plus efficace.

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a organisé, le jeudi 25 juin 2019 à Ouagadougou, un plaidoyer auprès des parlementaires pour le vote de la loi portant fixation de quotas et modalités de positionnement des candidat (e)s aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

Le gouvernement burkinabè veut relire la loi portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales. A cet effet, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a fait un plaidoyer, le jeudi 25 juin 2019 à Ouagadougou, auprès des députés pour le vote de la loi.

A l’ouverture des travaux, la coordonnatrice du caucus genre de l’Assemblée nationale, Workya Rouamba a rappelé le contexte et l’intérêt de la rencontre de plaidoyer, avant d’exhorter les députés à voter le nouveau projet lorsqu’il parviendra au Parlement. Pour sa part, le directeur de cabinet, représentant le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et l’Action humanitaire, Anselme Nikiéma, a rappelé que face à la faible représentativité des femmes aux sphères de décision, en dépit de leur importance numérique, le gouvernement a adopté la loi n°010-2009/AN du 16 avril 2009 portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

Les élections municipales et législatives, intervenues après son adoption notamment celles de 2012, 2015 et 2016, a-t-il dit, ont constitué des phases tests de l’efficacité de cette loi. «Mais à l’analyse, il y a eu certes des résultats engrangés sur le terrain, mais des insuffisances et de nombreux défis demeurent, d’où la nécessité de sa relecture», a-t-il relevé.

A l’entendre, c’est au regard des obstacles rencontrés dans l’application de la loi que le ministère en charge de la femme, en collaboration avec tous les acteurs, notamment le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDCS), les Organisations de la société civile (OSC) et le caucus genre de l’Assemblée nationale (AN), a entrepris depuis 2015, des actions pour sa relecture afin de la rendre plus efficace aux résultats.

«Au nombre de celles-ci, nous notons les diverses rencontres d’échanges, de plaidoyer et de travail qui ont permis d’élaborer et de valider un avant-projet de loi soumis en Conseil des ministres», a précisé le directeur de cabinet. La rencontre avec les députés, a-t-il fait savoir, se veut un cadre de plaidoyer et d’échanges autour de cet avant-projet de loi afin de favoriser leur adhésion en vue d’adopter le projet de texte.

Les travaux avec les parlemenataires ont ainsi consisté en deux communications suivies d’échanges. La première, présentée par Blaise Pébi Tienin du Secrétariat permanent du Conseil national pour la promotion du genre (SP/CONAP-Genre), a porté sur le contenu et les perspectives de l’avant-projet de loi. La deuxième communication a porté sur le bilan de l’application de la loi sur le quota et les actions réalisées pour la relecture. Cette communication a été faite par la Secrétaire permanente du CONAP-Genre, Assétou Sawadogo.

Synthèse de Jean-Marie TOE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.