En prélude à la deuxième édition de l’enquête nationale sur la main-d’œuvre, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a organisé un atelier de sensibilisation des responsables d’entreprises privées, de structures publiques, d’ONG et de projets et programmes, le mardi 16 juillet 2019 à Ouagadougou.

Confronté aux réticences des responsables d’entreprises privées et d’organismes publics à fournir des données sur les emplois créés, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) les rassure quant à la confidentialité et au but non-fiscal des informations sollicitées. En prélude à la deuxième enquête nationale sur la main-d’œuvre, les responsables de l’observatoire ont échangé avec les dirigeants des organisations invitées sur l’importance des données recherchées et les dispositions à prendre pour faciliter le travail des enquêteurs. C’était, le mardi 16 juillet 2019, au cours d’un atelier présidé par le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré. Aux dires du chef de ce département, en plus du secteur formel, l’étude de l’ONEF vise à cerner la création d’emplois dans le secteur informel, prédominant dans les centres urbains. Pour lui, l’enquête à venir est une opportunité pour les participants de traduire la juste contribution de leur organisme, en termes de création d’emplois, à l’édification d’une nation burkinabè riche et prospère. De ce fait, il les a invités à s’impliquer personnellement pour le succès de l’opération et à désigner des points focaux pour faciliter le renseignement des questionnaires de l’ONEF car les résultats qui en sortiront sont un indicateur de performances des politiques publiques et des outils d’orientation et d’aide à la décision pour les pouvoirs publics et les responsables d’entreprises. Revenant sur la première enquête sur la main-d’œuvre, boulée en 2018, le ministre Tiemtoré a confié qu’elle a révélé 183 635 nouvelles embauches en 2016 et 2017, dont 91 817 dans le secteur formel. 55,8% de l’ensemble de ces emplois se sont avérés temporaires et 44,2% ont été considérés comme stables.
La deuxième enquête envisagée par l’ONEF visera, selon le directeur général de l’ONEF, Rahmani Siguenam, à évaluer le nombre d’emplois créés au Burkina Faso en 2018 dans le secteur formel, à estimer ceux générés par le secteur informel, à analyser la dynamique de création d’emplois sur la période 2017-2018, à identifier les obstacles à l’embauche par les entreprises et à calculer les indicateurs au niveau du marché du travail.

Jean Philibert SOME
Boureima GANSONRE
(Stagiaire)

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