Face au péril climatique

Le changement climatique est l’une des préoccupations majeures de notre siècle. Tous les pays du monde sont conscients des graves répercussions que cela engendre. Pourtant, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et à un rythme à la limite de l’insupportable. Ces émissions nuisibles ont doublé depuis 1990.

Le continent africain, qui pollue le moins la planète, se retrouve à payer le lourd tribut. Une étude menée par l’Université ETH de Zurich en Suisse présente un tableau inquiétant. Le laboratoire est parvenu à la conclusion qu’une augmentation de la température de 2°C pourrait changer les 520 plus grandes villes du monde. En Afrique, le centre de recherche précise, que Ndjamena pourrait être aussi chaud que Niamey en 2050, Ouagadougou plus que Bamako. Cette hausse de la température soulève la question de savoir s’il sera possible de vivre dans ces villes.

Le réchauffement mondial va donc induire des modifications durables de notre système climatique, qui font peser une menace aux conséquences irréversibles si nous n’agissons pas tout de suite. Les dommages annuels moyens causés par les séismes, tsunamis, tempêtes tropicales et inondations sont déjà palpables dans tous les quatre coins du globe terrestre. Ils sont d’ailleurs chiffrés en des centaines de milliards de dollars, avec une dépense annuelle de 6 milliards affectés à la seule gestion des risques liés aux catastrophes.

Avec ces catastrophes provoquées, un scénario de déplacements massifs et de migrations n’est pas à exclure. Les gouvernements du monde entier se sont engagés à limiter la hausse des températures à 1,5°C d’ici à 2050. Mais dans le cadre des plans actuels de lutte contre le réchauffement de la planète, on prévoit que l’augmentation moyenne des températures se situera entre 2,9°C et 3,4°C d’ici à 2100. Pour maintenir la planète en-dessous de 1,5°C, l’ONU affirme que les émissions de carbone doivent être réduites de 45% d’ici à 2030 et atteindre un niveau net nul d’ici à 2050.

Rien n’est encore perdu pour peu que des mesures technologiques visant à limiter la hausse de la température mondiale moyenne à 2°C au-dessus du niveau préindustriel soient prises, accompagnées d’une volonté politique. Il faut donc agir, et cela nécessite une action collective urgente. Chacun doit prendre son bâton de pèlerin à l’image de cette Suédoise, Greta Thunberg, militante écologiste, engagée notamment contre le changement climatique.

L’adolescente a participé, hier mardi 23 juillet 2019, à une réunion à l’Assemblée nationale, où elle a été invitée par un groupe de députés trans-partisans, qui travaillent sur ces questions. A travers ses prises de position courageuses, Greta Thunberg entend mettre les adultes face à leurs responsabilités en rappelant l’urgence climatique qui devrait être la nôtre, celle de toute l’humanité. Que son cri du cœur soit entendu par tous, car il y va de la survie de dame planète.

Abdoulaye BALBONE

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