Dividende démographique : Des réflexions pour stimuler la croissance

Le SG du ministère en charge du développement, Dr Seglaro Somé (milieu) : «La croissance démographique peut être un frein au développement économique».

La direction générale de l’économie et de la planification, en collaboration avec l’USAID (Agence des Etats-Unis pour le développement international), a organisé, le mardi 23 juillet 2019 à Ouagadougou, une journée scientifique de partage d’informations sur le dividende démographique.

«25 ans de la CIPD : Regards rétrospectifs et perspectives». C’est sous ce thème que s’est tenue la journée scientifique de partage d’informations sur le dividende démographique, initiée par la direction générale de l’économie et de la planification, en collaboration avec l’USAID (Agence des Etats-Unis pour le développement international) à travers Health Policy Plus (HP+), le mardi 23 juillet 2019 à Ouagadougou.

L’objectif de cette rencontre était de partager les résultats scientifiques sur le dividende démographique et faire un plaidoyer pour l’appropriation des outils. Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Seglaro Somé, le dividende démographique étant l’accélération de la croissance économique est assujetti à des investissements stratégiques dans la santé notamment la planification familiale, dans l’éducation et bien d’autres.

De ce fait, le Burkina Faso a opté de capitaliser sur sa population pour assurer une croissance économique inclusive dans la perspective du développement humain durable, a-t-il expliqué. Il a déclaré que cet atelier permettra de «capturer» le dividende démographique afin de simplifier la croissance. Selon lui, la croissance démographique peut être un obstacle au développement économique.

«Il y a des mesures à prendre en matière de santé et d’éducation afin d’avoir des effets positifs sur cette croissance démographique», a-t-il ajouté. M. Somé a également signifié que la planification familiale est un élément capital dans la lutte contre la croissance démographique. Pour lui, cette rencontre est une sensibilisation à l’endroit des différents ménages afin d’avoir une bonne maîtrise du dividende démographique, car les économies africaines peinent à insérer les jeunes sur le marché de l’emploi.

Il a, par ailleurs, mentionné que la croissance démographique est aujourd’hui de 1,1% par an. Selon les projections de l’ONU, la population mondiale devrait être de 8,55 milliards en 2030 et de 9,77 milliards en 2050, a-t-il poursuivi.

Quant au représentant de l’USAID Burkina Faso, Dr Didier Mbayi Kangudie, il a indiqué que les gouvernements et les partenaires au développement se sont engagés dans un processus dynamique de repositionnement de la planification familiale dans le but d’améliorer les indicateurs à travers l’accès volontaire aux services et à l’information en la matière. Il a, par ailleurs, affirmé qu’il y a eu du progrès au niveau de la sous-région en matière de résultat sur le dividende démographique. Pour finir, il a souligné qu’il faut des investissements suffisants pour garantir l’employabilité des jeunes.

Marc DOH
Panson Antoinette BENON
(Stagiaire)

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