Sécurité, diplomatie, migration…

Les experts de la 8e conférence du Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè ont clos leurs activités, le lundi 29 juillet 2019 à Ouagadougou. Des projets d’accords relatifs à divers secteurs ont été identifiés.

Après trois jours de travaux, les experts du Burkina Faso et de la République de Côte d’Ivoire réunis à Ouagadougou dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération (TAC), ont livré leur verdict, le lundi 29 juillet dernier. Selon le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Seydou Sinka, plusieurs projets d’accords ont été finalisés et attendent la signature des chefs d’Etat. Il a, à cet effet, félicité les experts pour leur don de soi et a invité les deux parties à rester dans cette dynamique pour les étapes à venir. «Rester engagés pour achever ce que nous avons commencé», a-t-il indiqué. Dans le même élan, le porte-parole de la partie ivoirienne, Norbert Jean François Nebout, a réitéré la volonté commune de booster les projets du TAC. Foi de M. Nebout, plus de 70 accords de coopération lient les deux pays voisins. «Nous avons passé en revue toutes les diligences et les recommandations du précédent TAC, et il revient aux chefs d’Etat d’apprécier les projets à eux soumis pour signature», a précisé M. Nebout. Pour la directrice générale des relations bilatérales du Burkina Faso, Olivia Rouamba, il était inscrit à l’ordre du jour l’examen des diligences et recommandations issues du septième TAC. De son analyse, elle a noté des avancées significatives. Aussi, pour le directeur Afrique du ministère en charge des affaires étrangères au Burkina Faso, Saïdou Ouédraogo, les points névralgiques qui étaient inscrits à la conférence de Yamoussoukro ont été examinés. Il a expliqué que les accords consignés dans les parapheurs concernent la diplomatie notamment le renforcement de la coopération, le projet de l’autoroute, la migration, la sécurité, la lutte contre le trafic des enfants, etc. Le diplomate a aussi indiqué que l’affaire dite «Mont Péko» a été abordée afin de situer les ex-occupants burkinabè de ce parc national ivoirien. Aussi, les experts se sont penchés sur la réhabilitation du chemin de fer Ouagadougou-Kaya et prolongement jusqu’à Tambao. «Environ six accords relatifs aux secteurs des mines, de la coopération transfrontalière, de l’habitat et de l’urbanisme, de la salubrité et de l’environnement ont été finalisés pour être soumis à la signature des présidents», a dit M. Ouédraogo. Pour le directeur Afrique, le point marquant de la réunion des experts cette année a été l’orientation faite par les premières autorités afin que des thématiques prioritaires et stratégiques fassent l’objet d’un rapport à part en plus du rapport général qu’il est de coutume de produire.

Wanlé Gérard COULIBALY

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