2e forum d’affaires ivoiro-burkinabè : Renforcer davantage les échanges commerciaux

Les présidents des CCI du Burkina, Mahamadi Savadogo et de la Côte d’Ivoire, Faman Touré (gauche) ont signé un mémorandum d’entente.

En marge du 8e Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la République de la Côte d’Ivoire, les hommes d’affaires burkinabè et ivoiriens ont tenu, le mardi 30 juillet 2019 à Ouagadougou, leur 2e deuxième forum. Au cours de la rencontre, plusieurs thématiques ont été développées dans l’objectif de renforcer la coopération économique entre les deux pays.

Les hommes d’affaires du Burkina et de la Côte d’Ivoire sont dans une dynamique de renforcement de leurs partenariats et des échanges commerciaux entre les deux pays. A cet effet, près de 600 chefs d’entreprises ivoiriens et burkinabè se sont retrouvés, le mardi 30 juillet 2019 à Ouagadougou, lors de leur deuxième forum, en marge du 8e Traité d’amitié et de coopération (TAC).

A travers des panels, ils ont échangé sur deux thématiques : «Développement d’alliances stratégiques entre entreprises burkinabè et ivoiriennes : opportunités et défis» et «Projets structurants entre le Burkina et la Côte d’Ivoire : place et rôle du secteur privé». Aussi, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mahamadi Savadogo et son homologue de la Côte d’Ivoire, Faman Touré, ont signé un mémorandum d’entente pour la construction de parkings de stationnement des camions de transport de marchandises sur le corridor Abidjan-Ouagadougou.

Selon Mahamadi Savadogo, les échanges sur les deux thèmes permettront aux hommes d’affaires de renforcer leur résilience face aux chocs économiques extérieurs de plus en plus récurrents, mais également conserver un rythme de croissance soutenue. Son homologue ivoirien a confié qu’entre 2013 et 2017, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 1200 milliards de francs CFA avec un rythme de croissance de près de 20%. En 2016, a-t-il ajouté, plus de 300 entreprises se sont installées au pays des Hommes intègres et ont généré près de 7000 emplois.

«Nous sommes convaincu que le champ de coopération à exploiter reste énorme au regard des potentialités de nos pays. Nous nous engageons avec vous à affronter les vrais défis que sont la libre circulation des biens et des personnes, l’établissement des entreprises de part et d’autre des deux frontières, l’accès aux marchés publics et l’application effective des dispositions communautaires régionales de l’UEMOA», a laissé entendre Faman Touré. Le ministre burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a souligné que le forum traduit la volonté des deux gouvernements à œuvrer de concert afin de parvenir à une coopération dynamique et mutuellement bénéfique.

Plus de 390 milliards F CFA d’échanges

Les Premiers ministres burkinabè et ivoirien ont assuré leur soutien au secteur privé des deux pays.

«Les opérateurs économiques burkinabè et ivoiriens n’ont pas attendu les recommandations du TAC pour développer les courants d’affaires entre eux, nous en sommes parfaitement conscient. En effet, nos deux pays ont échangé entre eux pour plus de 390 milliards de marchandises en 2018.

Durant la même période, notre pays a exporté pour plus de 115 milliards de marchandises vers la Côte d’Ivoire constituées principalement du zinc, du fil de coton et bétail/viande», a noté Harouna Kaboré. En retour, a-t-il relevé, le Burkina a importé pour plus de 275 milliards de francs CFA de biens composés, entre autres, des hydrocarbures, de l’énergie électrique, la farine de blé et l’huile de palme.

De son avis, avec l’avènement de la Zone de libre-échange continental africaine, les opérateurs économiques des deux Etats gagneraient à mutualiser leurs efforts à travers des joint-ventures ou des consortiums d’entreprises, dans l’optique de conquérir le marché africain. Les Premiers ministres ivoirien et burkinabè, respectivement, Amadou Gon Coulibaly et Christophe Joseph Marie Dabiré ont souligné l’importance du forum, cadre de dynamisation du secteur privé.

Pour le chef du gouvernement burkinabè, cette rencontre montre que le secteur privé doit participer au développement économique et à la réalisation des projets du TAC. «Nous incitons nos investisseurs nationaux à faire en sorte qu’émergent dans nos différents pays, des champions qui puissent prendre d’assaut le marché africain», a laissé entendre Christophe Joseph Marie Dabiré. Le chef du gouvernement ivoirien, quant à lui, a rassuré du soutien des premières autorités pour plus de partenariats entre les chefs d’entreprises.

Joseph HARO
josephharo4@gmail.com

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