Modernisation des titres de transport

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, a animé une conférence de presse, le mercredi 14 août 2019, pour mieux expliquer la phase opérationnelle du Projet de modernisation et de sécurisation des titres de transport et la ré-immatriculation.

Depuis le 9 juillet 2019, des véhicules avec de nouvelles plaques d’immatriculation circulent dans de la ville Ouagadougou et cela va s’étendre sur l’ensemble du pays. Pour réussir le processus, le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière a besoin de l’adhésion de la population. C’est dans ce cadre, que le ministre Vincent T. Dabilgou, a animé le 14 août 2019, une conférence de presse, en vue d’expliquer la phase opérationnelle du projet de modernisation et de sécurisation des titres de transport et la ré-immatriculation. Selon lui, ce changement tout comme celui qui a affecté les permis de conduire, depuis le 18 avril 2018, a été opéré en vue de lutter contre le faux et la falsification des documents administratifs. «D’ici la fin de l’année, plusieurs sites seront aménagés dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour la production massive de cartes grises. 13 concessionnaires ont été retenus pour la confection des plaques et 5 sont déjà opérationnels. Et le processus de renouvellement va s’étendre sur trois ans à compter de la date de lancement officiel de la production massive très bientôt» a souligné le ministre. L’innovation pour ce projet est que le système a été conçu pour présenter, à vue d’œil, une différence marquée d’avec l’ancien et pour durer. Les différences s’observent également dans les fonds de plaques, le système de numérotation et la disposition des symboles du numéro d’immatriculation. Trois séries d’immatriculation sont prévues à savoir, la série permanente normale, celle permanente spéciale (IT, AT, CD, IN, CMD, CC) et celle provisoires (W et WW). En fonction du propriétaire, les couleurs des plaques sont déterminées. Ainsi pour les véhicules et cycles à moteur de l’Etat et des établissements publics à caractère administratif, à l’exception des véhicules de la Police nationale, on a une plaque d’immatriculation
de fond rouge réflectorisé avec des caractères blancs. Les plaques de la Police nationale ont des caractères blancs sur un fond violet réflectorisé.

Une carte grise sécurisée

Pour les collectivités et les établissements publics, les caractères sont rouges sur un fond blanc réflectorisé. En ce qui concerne les véhicules et cycles à moteur des organismes parapublics, les caractères sont bleus sur un fond blanc réflectorisé. Pour les particuliers, les caractères sont noirs sur un fond jaune citron réflectorisé. Les véhicules et cycles à moteur des corps diplomatiques et consulaires et des organismes internationaux ainsi que ceux de leur personnel, les caractères des plaques sont oranges sur un fond vert réflectorisé. Pour les transporteurs publics, les véhicules et cycles à moteur ont des caractères blancs sur un fond bleu réflectorisé. Enfin, ceux faisant l’objet d’une immatriculation provisoire, les caractères sont noirs sur un fond blanc réflectorisé. «En plus du sticker, de la carte et le sigle du nom du pays, les éléments qui constituent la plaque ont un numéro d’ordre à quatre chiffres, un groupe de lettres suivi de chiffres, un numéro à deux chiffres caractérisant la région où se trouve le siège ou le domicile de la personne», a précisé M. Dabilgou. Les prix des plaques pour les motos, tricycles coûtent 10 000FCFA, les véhicules automobiles 22 000 FCFA et les semis remorques
11 000FCFA. Les formulaires de composition des dossiers sont téléchargeables sur le site de la DGTTM, www.dgttm.net. Aux dires du ministre, le système d’immatriculation repose sur un système de certification de la conformité des véhicules aux différentes normes en vigueur prescrites par le Code de la route. Ainsi, il va permettre de s’assurer que les règles relatives à l’importation et à la mise en consommation du véhicule sont respectées. «Déjà, ce sont 112 631 permis de conduire et 5 707 cartes grises qui ont été délivrés», a soutenu Vincent T. Dabilgou. Le projet de modernisation des titres de transport a un coût estimé à
15 319 000 000FCFA. Il est exécuté dans le cadre d’un partenariat-public-privé, signé le 24 juin 2016 avec la société française, Oberthur Technologies SA.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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