Le Comité technique interministériel d’appui à la réalisation des études d’aménagement du fleuve Mouhoun a tenu sa première session ordinaire, le mardi 3 septembre 2019, à Ouagadougou.

Au regard de la dégradation progressive de l’écosystème des berges du fleuve Mouhoun due aux actions anthropiques et le changement climatique, le gouvernement a mis en place un projet d’aménagement du cours d’eau. Pour sa réussite, il a créé le 15 mai 2019 le Comité technique interministériel d’appui à la réalisation des études d’aménagement du fleuve Mouhoun (CTIM-Mouhoun), chargé de mener des concertations et faire des propositions constructives. De ce fait, le comité a consacré sa première session ordinaire tenue, le mardi 3 septembre 2019, à Ouagadougou, à l’examen des propositions faites par le groupe d’ingénierie STUDI international et AC3E commis à la réalisation des études de faisabilité de toutes les composantes du projet.

Aux dires du directeur développement international de STUDI international, Sami Dallel, les études seront menées en trois étapes. La première phase portera, selon lui, sur le recalibrage et la navigabilité du fleuve sur 700 kilomètres allant de l’aval du barrage de Samendéni dans les Hauts- Bassins au site du futur barrage de Ouéssa au Sud-Ouest, l’évaluation du potentiel agricole et irrigable, des aspects halieutiques et l’élevage dans la zone du projet, l’aménagement de périmètres hydroagricoles le long du cours d’eau. « Il s’en suivra la réalisation de l’avant-projet sommaire, de celui détaillé et des dossiers d’appel d’offres de deux composantes principales du projet, à savoir le recalibrage du fleuve et les aspects halieutiques. Le tout dans un délai de 20 mois », a-t-il fait savoir.

Il a assuré que le groupe travaillera à respecter les délais impartis. Le secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, Alassoun Sori, a, quant à lui, espéré que cette promesse sera tenue au regard de « l’importance » du projet car a-t-il soutenu, le fleuve Mouhoun est le seul cours d’eau pérenne du pays et la dégradation de ses berges menace sa survie. « Les études engagées doivent déboucher sur une proposition d’investissements à même de restaurer et de sauvegarder le fleuve mais surtout de mettre en valeur son potentiel économique pour le développement du pays », a-t-il relevé. Aussi, les membres du comité ont fait des recommandations pour l’atteinte des résultats escomptés.

Eliane SOME
Oumarou RABO
(Stagiaire)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.