Au détour d’une causerie, Kantigui a appris la peine de deux familles du village de Villy à une dizaine de kilomètres de Koudougou, dans le Boulkiemdé. De ce qu’il a pu entendre, deux filles âgées de 15 et 17 ans, toutes des élèves, seraient sorties ensemble de leur domicile le 3 août dernier sans revenir. «On croyait qu’elles étaient parties chez leurs copines», explique une des sources de Kantigui.

Après quelques jours de recherche, les parents des deux filles ont appris qu’elles auraient été enlevées et gardées par deux garçons. «Les deux mamans sont parties, mais n’ont pas pu voir les filles. Par la suite, les familles des garçons ont envoyé un neveu des familles des filles pour venir négocier en vue de leurs mariages, mais nous avons demandé en vain de les ramener avant toute négociation», a poursuivi une autre source.

L’affaire s’est donc déportée à l’action sociale, puis à la gendarmerie où une des filles a été conduite. La seconde aurait été envoyée « vers Ouagadougou ». « Ils ont dit que les deux filles étaient enceintes. On a fait des tests de grossesse, mais elles n’avaient rien », a précisé l’un des interlocuteurs de Kantigui. Une aurait été remise à ses parents et, selon la même source, l’autre «disparue» aurait été aperçue à nouveau chez le jeune ravisseur.

Les deux familles accusent surtout le neveu, père d’un homme politique de la province, de les narguer. Espérant une issue heureuse à cette situation, Kantigui, s’inquiète surtout pour la scolarité des filles et interpelle les autorités en charge de l’action sociale à prendre l’affaire en main.


La finale du tournoi de l’ASCOP, le samedi prochain, à Koudougou

Kantigui a appris que la finale de la 5e édition du tournoi sportif organisé par l’Amicale des anciens stagiaires et collaborateurs de l’Observateur Paalga (ASCOP), aura lieu, le samedi 7 septembre 2019 sur le terrain de l’université Norbert-Zongo de Koudougou. L’édition 2019 du tournoi est parrainée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

Une vingtaine d’équipes issues des différentes composantes de la région du Centre-Ouest se sont affrontées dans le cadre de la compétition dans une ambiance bon enfant. Le jeudi prochain, les équipes de Révélation et Dynamic FC se croiseront pour la 3e place en attendant la finale qui mettra aux prises, Zounongo FC et Celtic.

Un match qui s’annonce palpitant car c’est la revanche attendue pour Celtic qui s’est vu déposséder du trophée l’édition passée par Zounongo FC. En lever de rideau, l’équipe de la Maison commune (Sidwaya) chaussera les crampons contre celle de l’Observateur Paalga, question de jauger l’adresse au but du doyen des quotidiens burkinabè. Un score fleuve est en vue au regard de la hardiesse de la dynamique formation de Sidwaya. Pour la 5e fois, et sous la présidence d’honneur du directeur de publication de l’Observateur Paalga, Edouard Ouédraogo, l’ASCOP offre à la jeunesse du

Centre-Ouest une occasion de saine émulation et de fraternisation à travers le football. Ce rassemblement de la jeunesse est également mis à profit par l’amicale et ses partenaires pour une sensibilisation aux maladies sexuellement transmissibles et aux grossesses non-désirées. Kantigui salue cette initiative au triple volet (sportif, social et confraternel) pour entamer du bon pied le retour dans les rédactions respectives pour le reste de l’année.


Le chef coutumier, des résidents et l’opérateur immobilier

Ça grogne au sein des résidents de Niong-warbin, une zone non-lotie de Saaba, mitoyenne à l’arrondissement n°4 de Ouagadougou sur la route de Loumbila. En effet, Kantigui a ouï dire que le chef coutumier (Naaba-Sanem) de cette localité, en complicité avec un opérateur immobilier, tient vaille que vaille à lotir la zone, sans associer les résidents qui, pour lui, ne sont pas des autochtones.

Selon la source de Kantigui, ces derniers qui ont pourtant acquis leurs lopins de terre auprès des propriétaires terriens, y ont investi et y vivent avec leurs familles depuis longtemps, sont considérés par le chef coutumier comme des étrangers. Celui-ci ne manquerait même pas de proférer des propos désobligeants à l’endroit de ces citoyens, a ajouté l’interlocuteur de Kantigui qui a appris que les résidents sont fortement mobilisés contre cet opérateur immobilier, à qui on tente de céder des terrains déjà vendus et mis en valeur.

«Où a-t-on déjà vu ça ?», s’exclame la source de Kantigui qui ajoute que ce projet sectaire de Naaba-Sanem date de juillet 2018 et se heurte au refus de la majorité des résidents, y compris certains autochtones qui dénoncent un entêtement à même de causer des conflits si l’on n’y prend garde.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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