Le président du comité technique de suivi, Luanga Charles Ouédraogo, a réitéré ses gratitudes à l’Union européenne pour son accompagnement dans la mise en œuvre du projet.

L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), a organisé à Ouahigouya, les 26 et 27 août 2019, la première session du comité technique de suivi du projet Glo-Net.

Les membres statutaires du comité technique de suivi du projet Global Network against Food Crises partenership Programme (Glo-Net) veulent examiner le niveau de mise en œuvre des activités menées. Ils se sont réunis, à cet effet, les 26 et 27 août 2019 à Ouahigouya, dans la région du Nord pour la 1re session ordinaire dudit comité.

Il s’agit, selon le coordonnateur national du projet, Hamado Ouédraogo, de la première rencontre du comité, un organe d’orientation à même d’apprécier les acquis déjà engrangés dans la mise en œuvre du projet. « Elle va nous permettre de requérir les orientations pour la suite des activités », a-t-il indiqué.

Le secrétaire général du ministère des Ressources animales et halieutiques, Luanga Charles Ouédraogo, président de ce comité technique de suivi, lui, a soutenu que cette session servira de cadre pour examiner et valider le Plan de travail et le budget annuel(PTBA) global et celui de 2019 du projet, d’apprécier son rapport intermédiaire de janvier à juin 2019 et d’amender les méthodologies de mise en œuvre des activités à dérouler d’ici à décembre prochain.

« Nous allons nous investir pleinement et examiner, sans complaisance, les documents qui nous seront soumis pour qu’au sortir des travaux, nous puissions évaluer les chemins parcourus et ce qui reste pour l’année 2019 », a déclaré Luanga Charles Ouédraogo. Ce projet intitulé : « Renforcer la résilience des populations pastorales et agropastorales transfrontalières dans les zones prioritaires du Sahel », selon le représentant du responsable du sous-bureau de la FAO au Burkina, Mamoudou Maïga, couvre trois pays de la région du Sahel.

Il s’agit, a-t-il indiqué, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Ceux-ci, a-t-il relevé, font face à des situations de crises agropastorales récurrentes d’ordre structurel et conjoncturel qui affectent les moyens d’existence des populations, principalement basées sur l’agriculture et l’élevage. Cela, a-t-il poursuivi, avec des conséquences négatives sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages. « Le projet ambitionne d’accroître la résilience des ménages ruraux des localités bénéficiaires contre les menaces et les crises », a déclaré Mamoudou Maïga. Pour ce faire, souligne-t-il, trois produits essentiels sont attendus.

Améliorer les moyens d’existence

Le coordonnateur national du projet Glo-Net, Hamado R. Ouédraogo: « Cette session va nous permettre de requérir les orientations pour la suite des activités ».

Il s‘agit d’abord que les décideurs et agropasteurs utilisent les informations générées par les systèmes de suivi, d’analyses des données pastorales pour anticiper les crises, ensuite que les services techniques de l’Etat, les ONG améliorent leurs capacités à mettre en œuvre les bonnes pratiques agropastorales et enfin que les moyens d’existence des ménages pastoraux soient améliorés, diversifiés et adaptés au changement climatique.

Il a ajouté qu’au Burkina Faso, le projet Glo-Net couvre les provinces du Soum, du Séno et du Yagha dans la région du Sahel, la province de la Komondjari dans la région de l’Est.
Et pour ce qui est de la région du Nord, précise-t-il, ce sont les provinces du Lorum et du Yatenga qui sont couvertes. A en croire le représentant du gouverneur de la région, Issouf Sawadogo, Banh, Sollé, Kaïn, et Thiou sont les communes bénéficiaires des activités du projet, mais elles font face à une situation sécuritaire particulièrement difficile.

« Ce sont des localités où l’activité pastorale est beaucoup plus pratiquée et sont menacées par l’insécurité. Par conséquent, les besoins d’assistance des populations qui y résident sont nombreux », a-t-il confié.

Du reste, de cette session sortiront de nouvelles orientations, note-t-on, afin de permettre une mise en œuvre des activités. Ils ont ainsi tous souhaité que les activités prévues puissent apporter des solutions pratiques aux problèmes de ces ménages ruraux pastoraux en contribuant à leur mieux-être.

Dans ce sens, le coordonnateur national du projet, Hamado Ouédraogo, a indiqué que les agropasteurs bénéficiaires seront accompagnés dans la réalisation d’infrastructures telles que les forages et le renforcement des capacités en vue de relever les défis de la résilience. D’un coût de 1 milliard 600 000 F CFA, le projet a une durée de trois ans allant d’octobre 2018 à mars 2021.

Soumaïla BONKOUNGOU

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