Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a rassuré de l’accompagnement du gouvernement burkinabè à lutter contre les ravageurs.

La conférence internationale sur la chenille légionnaire, initiée par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), s’est ouverte, le mardi 10 septembre 2019, à Ouagadougou. Les acteurs entendent mutualiser les efforts afin de venir à bout des ravageurs agricoles.

Les pays membres du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), sont entrés en guerre ouverte contre la Chenille légionnaire d’automne (CLA) dans l’espace CEDEAO-CILSS-UEMOA. L’ouverture de la conférence régionale sur la chenille légionnaire le mardi 10 septembre 2019 à Ouagadougou constitue l’un des premiers actes de cet engagement.

A cette occasion, le chef du gouvernement, Christophe Marie Joseph Dabiré, a indiqué que la rencontre de Ouagadougou va permettre aux différents acteurs de mutualiser les efforts afin de venir à bout des ravageurs agricoles. Il a souhaité qu’au sortir des trois jours de travaux ponctués de panels, des solutions durables soient trouvées en vue d’une gestion efficace contre ces insectes.

Selon lui, c’est dans cette optique que le thème « Invasion de la chenille légionnaire d’automne au Sahel et en Afrique de l’Ouest : état des lieux, solutions et ressources mobilisables pour contrer le fléau » a été retenu. Pour le secrétaire exécutif du CILSS, Djimè Adoum, il s’agit d’une lutte en vue de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace commun.

Les participants venus d’une dizaine de pays africains ont pris part à la conférence.

Dans un contexte marqué par le changement climatique, l’accaparement des champs agricoles par les ravageurs, est un handicap grave à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). M. Adoum a précisé que des infestations élevées peuvent entraîner des pertes de rendement de l’ordre de 73% des récoltes.

« A ce jour, la chenille légionnaire sévit en Afrique avec à la clé, 44 pays touchés par ces vers nuisibles » a-t-il dit. Quant aux partenaires financiers, notamment les représentants de la CEDEAO et de l’UEMOA, ils ont exprimé leur appui à la lutte contre les parasites des végétaux. Ils ont en outre exhorté les politiques à soutenir les recherches dans le domaine et à œuvrer pour la qualité des pesticides devant servir aux traitements phytosanitaires.

Durant les trois jours, les panels vont porter sur la surveillance de la CLA, le rôle des politiques et les règlementations régionales, l’état de la recherche scientifique, les stratégies de mobilisation des ressources financières, les résultats disponibles.

Wanlé Gérard COULIBALY

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