«Boyoro djan! (Bambara-dioula) Cette apostrophe de rejet s’adresse souvent à une personne rejetée comme étant …venue de loin ! Cette formule s’entendait surtout quand …l’autre avait une attitude, un comportement inadmissible. Formule en principe rarement employée dans la mesure où dans notre bonne vieille Afrique, l’étranger (inconnu) était considéré comme un envoyé du Créateur, une bénédiction : «tu es parti de chez toi, tu es arrivé chez toi».
Nous disons aussi que le voisin est le premier parent, le premier à vous apporter son aide, son soutien. Et les sages assurent que le bienfait au … lointain est plus méritoire que celui fait au voisin, au prochain ! Oh ! Mandela, Gandhi, Nehru, hommes de paix et de fraternité, voici que notre pays Arc-En-Ciel rejette et tue les … «autres» (l’enfer?) !*
Ah ! miserere nobis ! Nous sommes tous des migrants sur cette planète bleue, mais nous ne pouvons pas tous ‘ dire comme Kennedy: «Ich bin ein berliner !» Nous sommes tous des migrants sur cette terre et les Malgaches auraient pu dire au Saint Père : «après un an, le défunt a besoin de se retourner pour regarder dans une autre direction!»

(*) cf. Sarte

Mounir

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