Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST), a organisé une rencontre préparatoire au lancement du Plan d’urgence présidentiel de lutte contre le SIDA (PEPFAR), dans la matinée du jeudi 19 août 2019 à Ouagadougou.

Dans le cadre de la lutte contre le VIH-SIDA, le Burkina Faso, à l’instar de 26 autres pays du monde a bénéficié d’un fonds additionnel appelé «Game changer funds». D’un montant d’environ cinq milliards 934 millions FCFA, ce fonds servira à la mise en œuvre d’un programme dénommé Plan d’urgence présidentiel de lutte contre le SIDA (PEPFAR) dont le lancement officiel au pays des Hommes intègres est prévu pour le 1er octobre prochain. En prélude à ce lancement, une mission de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) est venue s’entretenir avec l’équipe technique chargée de la mise en œuvre du programme dans la matinée du jeudi 19 août 2019 à Ouagadougou. Aux dires de la coordonnatrice de l’unité de planification et de suivi-évaluation au Secrétariat permanent du CNLS-IST, Dabou Irène Traoré, cette rencontre avait pour objectif de faire les derniers réglages pour le démarrage effectif du PEPFAR. Mais d’ores et déjà, elle a confié à la mission que tout est pratiquement prêt pour le lancement effectif du projet à la date fixée. De ce qu’elle a dit, la feuille de route mise en place à cet effet s’exécute de façon satisfaisante. «C’est depuis le mois d’avril que nous avons commencé à préparer le lancement du programme. Nous avons pu mener plusieurs activités dont des travaux de réflexion sur la définition des stratégies appropriées à la promotion du dépistage et des séances de sensibilisation avec les acteurs communautaires concernés par le programme», a-t-elle fait savoir. Néanmoins, elle a souligné que certaines activités préparatoires comme la formation des formateurs sur les approches différenciées et la mise en place du dispositif de coordination et de suivi- évaluation du programme n’ont pas encore pu être effectuées.

Un programme d’enjeux

Elle a toutefois rassuré la mission que ces activités seront effectuées dans les plus brefs délais afin de permettre le démarrage effectif du programme en octobre. Un programme qui, selon ses explications, est d’un enjeu majeur pour le Burkina Faso. Car, a-t-elle indiqué, il va permettre d’intensifier les actions afin d’atteindre l’objectif des 90-90-90 fixé par l’ONUSIDA, c’est-à-dire faire en sorte que d’ici à 2020, 90% des Personnes vivant avec le VIH (PvVIH) connaissent leur statut sérologique, 90% des PvVIH soient sous traitement anti rétroviral et 90% des PvVIH aient une charge virale nulle. Quoique ambitieux, le PEPFAR, à écouter Mme Traoré, présente des exigences que les acteurs devront respecter. En effet, a-t-elle expliqué, le rapportage des données sur la prise en charge des PvVIH qui se faisait mensuellement par les différents centres sanitaires devra se faire désormais chaque semaine dans le cadre du PEPFAR. Poursuivant, elle a noté que 17 sites de traitement des régions du Centre, du Centre-Ouest et des Hauts-Bassins seront concernés par le programme. Des régions qui, selon ses confidences, présentent les plus forts taux de prévalence au VIH. Toutefois, elle s’est dit convaincue qu’avec ce nouveau programme, le Burkina Faso arrivera à faire baisser significativement son taux de prévalence. Bijou Muhura, directrice de l’équipe santé USAID à Washington, s’est voulue plus optimiste. Pour elle, le PEPFAR étant un programme d’urgence va contribuer dans l’ensemble des pays où il est mis en œuvre, à mettre définitivement fin au SIDA d’ici à 2030 comme le souhaite l’ONUSIDA.

Nadège YAMEOGO

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