Financement de la lutte contre le terrorisme : La Banque mondiale aux côtés du Burkina

Le vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop (gauche), a promis au président du Faso, l’accompagnement de son institution.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le lundi 23 septembre 2019 à New York, le vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, Makhtar Diop et le Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Tibor Nagy.

La Banque mondiale compte accélérer ses programmes en cours d’exécution au Burkina Faso. C’est du moins ce qu’a confié son vice-président pour les infrastructures, Makhtar Diop, à sa sortie d’audience avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le lundi 23 septembre 2019 à New York, en marge de la 74e Assemblée générale de l’ONU. M. Diop dit avoir fait avec le chef de l’Etat burkinabè, le point du portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso dans les secteurs des infrastructures. «Les infrastructures constituent un élément essentiel de la Banque mondiale.

Près de 30% des ressources qu’elle met à la disposition du Burkina Faso sont dans les domaines de l’énergie, du transport, du digital et du financement des infrastructures», a-t-il soutenu. C’était une occasion, a-t-il poursuivi, de confirmer l’engagement de la Banque mondiale et de discuter de l’accélération de la mise en œuvre des programmes actuellement en cours d’exécution.

Les défis du pays des Hommes intègres ont évolué avec la donne sécuritaire et le vice-président à exprimer le soutien de son institution au président du Faso en sa qualité du président en exercice du G5 Sahel. «L’une des dimensions de la lutte contre le terrorisme et les tentatives de déstabilisation des pays de la sous-région, c’est de créer les conditions de développement économique dans les zones reculées.

Un élément important du développement économique dans la bande sahélienne reste l’électricité et le transport, afin de connecter les populations de ces contrées, aux centres de production et aux villes», a-t-il noté. Le programme de la Banque au Burkina Faso, a-t-il ajouté, vise ainsi à accélérer l’accès à l’électricité par les populations rurales, mais également de développer les pistes et routes rurales.

«Nous renforçons donc les volets de développement économique et nous appuyons les pays à collecter des ressources au niveau fiscal pour pouvoir investir dans la sécurité et nous savons qu’il y a d’autres partenaires plus spécialisés que la Banque mondiale dans le domaine qui appuient le Burkina Faso», a-t-il relevé.

Dans le cadre du financement du Programme d’investissements prioritaire du G5 Sahel, Makhtar Diop a soutenu qu’une mission de la Banque mondiale doit se rendre «très bientôt» à Ouagadougou en vue d’un programme régional sur le numérique qui constitue une priorité, parce qu’il permet aux jeunes de s’insérer «facilement» dans le monde du travail et d’offrir des services de santé et d’éducation aux populations les plus reculées.

«C’est donc une priorité importante du G5 Sahel et nous allons travailler dans ce domaine», a-t-il promis. Le second volet de l’accompagnement du G5 Sahel consiste en l’interconnexion au niveau de l’électricité des pays du G5 Sahel. La Banque mondiale, à entendre son vice-président, a eu au cours de la dernière décennie, un «large programme» d’interconnexion et de financement de la transmission de l’électricité entre pays. «Nous continuons à renforcer ces programmes.

Nous voulons mettre en place un mécanisme de garantie des échanges commerciaux liés à l’énergie entre les pays du G5 Sahel et de manière plus générale, de la CEDEAO», a-t-il conclu. A sa suite, c’est le Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines Tibor Nagy, qui s’est entretenu avec le président du Faso. Cet ancien ambassadeur des Etats-Unis en Guinée et en Ethiopie dit avoir principalement remercié le président du Faso de la «forte relation» entre les deux pays, en faveur du développement et de la démocratie.

A l’entendre, la situation sécuritaire que vit le pays des Hommes intègres touche toute la région du Sahel. «Nous devons donc travailler avec tous les pays en même temps. Il ne s’agit pas seulement de coopération sécuritaire, mais une question qui relève du développement, de l’économie, de la présence du gouvernement et des services publics», a-t-il dit. Chaque pays, a-t-il poursuivi, doit faire preuve de dynamisme et Tibor Nagy pense que grâce aux efforts des Etats comme le Burkina Faso, la lutte pourra aboutir. «Nous voulons tous la même chose : une région en paix, stable et prospère avec des débouchés économiques, particulièrement pour la jeunesse», a-t-il fait savoir.

Jean-Marie TOE
Depuis New York

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