«Nous nous réjouissons de recevoir ce guide produit à l’usage de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’accueil d’un enfant dans le milieu carcéral», a affirmé le DG de l’administration pénitentiaire, Eloi Guigma (milieu).

Le Bureau international des droits des enfants a organisé un atelier de diffusion du mode opératoire des Gardes de sécurité pénitentiaire auprès des agents-relais de l’administration pénitentiaire, le vendredi 4 octobre 2019 à Ouagadougou.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de renforcement des capacités des acteurs du système de protection de l’enfant 2015-2020 au Burkina Faso, le Bureau international des droits des enfants (IBCR) a élaboré un guide portant sur les rôles et responsabilités des Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP) dans l’accueil de l’enfant en conflit avec la loi.

Pour sa vulgarisation dans les maisons d’arrêt et de correction, le document a été officiellement diffusé auprès des agents relais de l’administration pénitentiaire, le vendredi 4 octobre 2019 à Ouagadougou, au cours d’un atelier. Selon le chef de projet IBCR/Burkina, Martin Causin, ce guide clarifie les rôles et responsabilités en trois étapes : la prise de l’enfant au niveau du palais de justice, l’accueil à la rentrée de prison et les étapes d’établissement et d’intégration dans la prison.

«Ce sont des actions très précises à poser par les GSP en terme d’écoute, d’accueil, d’explication de ces droits à l’enfant dans un langage qui lui est adapté, de collaboration avec les autres acteurs tels les agents de santé pour une visite médicale…», a-t-il précisé. Pour lui, l’importance de l’élaboration de ce guide sur l’accueil de l’enfant par les GSP réside dans le fait que l’enfant a des besoins spécifiques liés au traumatisme causé par son arrestation dont il faut tenir compte pour réussir son accueil ainsi que son introduction en établissement pénitentiaire.

Et les pratiques édictées par ce document, a renchéri le chef de projet, permettent que l’enfant se sente à l’aise pendant toutes ces étapes et soit surtout pris en charge par un personnel formé aux besoins spécifiques de l’enfant. Toutefois, M. Causin a fait savoir qu’au préalable, de l’élaboration dudit document, un état des lieux participatif avec l’administration pénitentiaire et les établissements pénitentiaires pour relever les insuffisances et les besoins par rapport à la législation nationale et aux textes internationaux en matière d’accueil de l’enfant a été fait.

Les agents-relais de l’administration pénitentiaire vont poursuivre le processus de diffusion
du guide dans l’ensemble des établissements pénitentiaires.

Et à son entendement, la production de ce guide est la concrétisation de l’engagement du ministère en charge de la justice d’accorder davantage d’attention à l’accompagnement de l’enfant en conflit avec la loi par le personnel de l’administration pénitentiaire et de garantir un accompagnement, une protection et un respect de leurs droits durant tout le séjour de l’enfant en prison. «Le développement de ce guide et les autres outils de ce projet vont permettre de renforcer davantage la qualité des interventions du personnel de l’administration pénitentiaire qui sera au contact des enfants en détention et donc impacter qualitativement la protection de l’enfant au Burkina Faso», a affirmé M. Causin.

Pour sa part, le directeur général de l’administration pénitentiaire, Eloi Guigma, s’est réjoui de la réception de ce guide qui, à point nommé, vient renforcer le corpus juridique interne des prisons. «Nous accueillons ce document avec joie parce qu’il s’intéresse à une thématique très essentielle de notre système pénitentiaire qui recommande d’avoir un regard particulier pour les mineurs en conflit avec la loi dans le traitement des détenus», a-t-il dit.

Et de poursuivre que l’accueil étant le point de départ pour la prison, il est très déterminant dans la qualité du séjour en détention. Ainsi, a-t-il fait comprendre, ces agents-relais de l’administration pénitentiaire chargés de vulgariser les pratiques de ce guide seront formés par les experts de l’IBCR sur comment le retransmettre au niveau des établissements pénitentiaires afin que tous les GSP se l’approprient. Dans le même ordre d’idée, le Directeur général de la justice juvénile, Mathieu Lompo, a salué le projet.

Kadi Rabo

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