Des Kogl-weogo sèment la panique
Il est revenu à Kantigui, que la matinée du lundi 7 octobre 2019 n’a pas été paisible dans plusieurs écoles de la commune de Zorgho. En effet, quatre individus armés, juchés sur des motos, auraient été pris pour des djihadistes dans le village de Nabitenga, à 10 kilomètres au Nord de Zorgho. L’alerte, selon l’informateur de Kantigui, a rapidement gagné les écoles de la zone et très vite, les portes de quelques établissements primaires et postprimaires se sont refermées. Les forces de défense et sécurité ont été alertées et des patrouilles ont été vite effectuées. Il en est ressorti qu’il s’agissait d’éléments du groupe d’auto-defense Kogl-Wéogo aux trousses de personnes suspectes. Cette information a été donnée aux acteurs de l’éducation qui, rassurés, ont regagné les classes. Kantigui profite pour attirer l’attention des groupes d’auto-défense sur leurs mouvements à travers le pays. En ces temps où la psychose des attaques terroristes gagne tout le monde, il faudrait user de tact pour ne pas en rajouter à la peur des populations. Kantigui invite surtout chaque citoyen à travailler en collaboration avec les FDS pour plus d’efficacité.

Amalgame autour d’une manif à Gaoua
Kantigui a déjà appris, par la magie de l’internet que dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, des prostituées manifestaient pour une raison ou une autre. Il était loin de l’imaginer au pays des Hommes intègres, jusqu’à ce qu’on lui rapporte que des prostituées auraient arpenté les artères de la ville de Gaoua, le mardi 1er octobre 2019. En nombre important et essentiellement constituées d’expatriées, a-t-on expliqué à Kantigui, des travailleuses du sexe ont fait le tour de la ville « scandant des chansons dont elles seules maîtrisent la tonalité ». Une autre source lui a signifié que de retour de la marche, elles ont tenu un « piquet de grève à leur siège », jouxtant le marché central de Gaoua où elles tapaient sur des bidons. Curieux de savoir les motifs de cette manifestation publique d’une singularité déconcertante, Kantigui s’est vu expliquer qu’elles revendiquaient, entre autres, l’augmentation du tarif de la passe qui devait passer de 2000 à 3000 F CFA. Heureusement, Kantigui a appris par la suite, qu’au regard de la polémique que ce mouvement a soulevé, les filles ont été entendues et elles ont été catégoriques : la marche consistait en la célébration de la fête de l’indépendance de leur pays d’origine, le Nigeria, le 1er octobre de chaque année. « Elles n’avaient aucune revendication allant dans le sens de l’intox qui circule sur les réseaux sociaux », a soutenu une autre source de Kantigui.

Cité du Bafudji : recrudescence de vols de motos
Kantigui a constaté que depuis un certain temps, les habitants de Gaoua ne savent plus à quel Saint se vouer. En effet, il a reçu les échos de cas de vols d’au moins quatre motos en l’espace de trois mois. Cette information ne concerne que les faits rapportés de bouche à oreille.
Elle n’a rien à voir avec les plaintes enregistrées par la police ou la gendarmerie, a précisé les sources de Kantigui, alors que selon certaines indiscrétions, jusqu’en 2017, il était rare d’entendre que quelqu’un a perdu un engin. Pour la plupart, ces cas de vols, a fait savoir l’interlocuteur de Kantigui, concernent des motos communément appelées « Aloba », des engins prisés car leur utilisation est adaptée aux routes peu praticables de la région. Selon l’une des victimes qui a fait une déclaration de perte auprès des services compétents, les forces de sécurité ont reconnu la recrudescence de vols de motos dans la contrée. Des enquêtes seraient en cours pour débusquer les auteurs. En attendant, Kantigui invite les populations à la prudence.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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