Dépôt illégal d’ordures biomédicales à Ouagadougou : Une association dans les mailles de la police

Les débris biomédicaux saisis dégageant une odeur pestilentielle.

La police municipale de Ouagadougou a saisi, des mains d’une association, des déchets biomédicaux, le mercredi 9 octobre 2019 dans l’arrondissement n°12 de la capitale.

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations à travers une salubrité publique, la police municipale de Ouagadougou a saisi des déchets biomédicaux d’une association chargée du traitement desdits débris. Cette mainmise est intervenue, le mercredi 9 octobre 2019 dans le quartier Ouaga 2000 dans l’arrondissement n°12. En effet, ces déchets, en grande quantité sont emballés dans des sachets plastiques et stockés dans une villa à usage d’habitation.

Selon le chargé de communication et des relations publiques de la police municipale, Adama Pamtaaba, ces «ordures» sont ramassées dans des centres de santé de la capitale par l’entreprise pour incinération. Et de rappeler que le décret N° 2008-009/ PRES/ PM/MS/MEVC du 10 janvier 2008 portant organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés, donne 48 heures à ces sociétés pour le traitement. «Cependant, nous avons été alertés, il y a deux mois, par les populations de ladite zone car le cadre est devenu invivable à cause des odeurs», a-t-il expliqué. M. Pamtaaba a, également fait savoir que le lieu de dépôt est contraire aux textes.

A l’entendre, les sociétés en charge des collectes de ces débris doivent avoir non seulement des incinérateurs mais aussi des endroits aérés pour le déversement. «Une résidence ne peut pas être un dépotoir», a regretté l’assistant. Et de poursuivre que le coordonnateur de la société a été averti en mai dernier. «C’est un récidiviste, car il a payé une contravention allant de 30 mille à 50 mille francs CFA», a argué le policier. Quant au directeur de la salubrité publique et de l’hygiène de la commune, Saidou Nassouri, il a souligné que la mairie est garante de la santé des populations et doit se saisir du dossier.

«Les fautifs seront traduits en justice car ces déchets peuvent proliférer des maladies», a-t-il dit. Ces débris vont être enlevés automatiquement et envoyés au centre de traitement et de valorisation des déchets sous autorisation du bourgmestre, dès que la police judiciaire fera les constatations préliminaires, a ajouté M. Nassouri. Le responsable de l’association, G. O, a confié que l’incident est survenu à une époque où la production est «importante».

De ses dires, sa société dispose de quatre incinérateurs notamment à l’hôpital Saint-Camille et à la clinique Notre-Dame de la paix. «Il y a deux ans déjà que nous sommes dans le domaine et on n’a jamais fait un dépôt. Une procédure est en cours avec le ministère en charge de l’environnement pour acquérir les équipements de destruction», a-t-il martelé.

Frank POUGBILA (Stagiaire)

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