Le ministère des Droits humains et de la Promotion civique a organisé, un atelier de suivi-évaluation de la rencontre régionale avec les acteurs de l’éducation sur le civisme et la citoyenneté en milieu scolaire dans la région du Plateau central, le lundi 7 octobre 2019 à Ziniaré.

Le milieu scolaire burkinabè est devenu le lieu par excellence de développement de l’incivisme caractérisé par des destructions de biens publics et privés, d’agressions verbales et physiques et de revendications illégales. C’est ce que révèle le rapport 2017 du Comité national de lutte contre la violence en milieu scolaire qui fait cas de 107 cas de manifestations violentes dans les établissements secondaires du Burkina Faso. Face à ce constat « amer » et afin de changer la donne, le ministère des Droits humains et de la Promotion civique qui a pour mission principale d’informer, de sensibiliser et de former les populations au civisme et à la citoyenneté a entrepris des activités au profit du monde éducatif. A cet effet, il a organisé en juillet 2018 une session d’échanges et de partage d’expériences à l’intention de 60 acteurs éducatifs de la région du Plateau central au sortir de laquelle, un programme d’activités a été mis en place par les participants. Une année après la tenue de cette rencontre, le ministère en charge des droits humains a convié les mêmes acteurs à un atelier de suivi-évaluation le lundi 7 octobre 2019 à Ziniaré. Aux dires de la directrice régionale des Droits humains et de la Promotion civique du Plateau central, Albertine Ouédraogo, cet atelier avait pour objectif de faire le bilan des actions engagées par les participants en 2018 pour la promotion du civisme et de la citoyenneté dans les différents établissements. A cet effet, la cheffe de service de l’éducation à la citoyenneté, Korotimi Kaboré, s’est dit satisfaite des activités menées par les acteurs sur le terrain depuis la rencontre de 2018. Selon ses dires, des sessions de sensibilisation et des causeries débats ont été organisées dans plus d’une trentaine d’établissements postprimaires et secondaires de la province de l’Oubritenga au profit des élèves et des membres d’Associations de parents d’élèves (APE). A cela, elle a ajouté l’enseignement des cours de civisme et de citoyenneté dans les classes. Des initiatives qui sont appréciées positivement par les acteurs de l’éducation notamment le directeur provincial de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Tanga Ouédraogo, pour qui, l’incivisme est un véritable problème qui plombe le système éducatif burkinabè. «C’est une bonne chose qu’en plus des enseignements qui se font dans les classes, les encadreurs aient pu organiser d’autres activités pour l’avènement d’une citoyenneté responsable dans nos établissements», a-t-il estimé. A l’entendre, toutes ces stratégies ont permis d’avoir une certaine accalmie dans les écoles. «Dans certains lycées et collèges, les élèves tenaient des propos virulents contre leurs professeurs mais depuis un certain temps, nous constatons que le langage employé par les apprenants commence à être de plus en plus empreint de civisme», s’est-il réjoui avant de saluer la tenue de la présente rencontre qui va permettre aux acteurs de réfléchir à de nouvelles stratégies pour endiguer définitivement le phénomène.

Nadège YAMEOGO

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