Selon les DG des Editions Sidwaya Mahamadi Tiégna (gauche) et du Centre national des archives, Jean Bertin K. Kamboulé, la signature de convention vient renforcer les liens entre leurs structures.

Le Centre national des archives a organisé une cérémonie de remise officielle du document du fonds photographique traité aux Editions Sidwaya. A cette occasion, les deux structures ont aussi procédé à une signature de convention, le vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou.

Au regard du caractère spécifique des archives photographiques en matière de collecte, de traitement et de conservation, le Centre national des archives, à travers sa direction des archives audiovisuelles et des unités techniques, a numérisé et traité plus de 6000 photographies des Editions Sidwaya. Outre cette numérisation, les deux structures ont également signé un protocole d’accord, le vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou.

Selon le conservateur d’archives, Souleymane Sorry, la digitalisation de ces archives se résume en un document de 10 répertoires, avec des photos regroupées par rubrique. Les images classées vont du 8Fi au 17 Fi et le terme Fi, pour lui, caractérise le traitement des photos. «Lorsque vous voulez faire des recherches sur une personnalité, il suffit de chercher le Fi correspondant. En un clic, vous obtiendrez toutes les informations et les photos de la personne», a-t-il expliqué.

De l’avis du Directeur général (DG) des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, sa structure a pris conscience depuis belle lurette du processus de numérisation des archives-photos pour répondre aux besoins de la population en matière de recherches. «A force d’exploiter, on arrive à des détériorations irréversibles. Cette numérisation va nous permettre de prolonger la durée de ces photos au profit des chercheurs et étudiants», a-t-il souligné.

A entendre son homologue du Centre national des archives, Jean Bertin K. Kamboulé, la perte énorme de la mémoire institutionnelle dans l’administration s’explique par l’ignorance de certains agents publics. Pour lui, dans le domaine des archives, l’agent est responsable du classement et de la conservation, mais il n’en est pas le propriétaire. «Ce travail de numérisation va permettre de pérenniser davantage la mémoire institutionnelle. Lorsque le support physique est manipulé plusieurs fois, il se dégrade. Donc cette digitalisation vient faciliter la préservation à long terme du support physique », a-t-il argué.

Oumarou RABO
(Stagiaire)

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