Au cours de son séjour new-yorkais, le DG du BBDA, Wahabou Bara a encouragé les promoteurs culturels de la diaspora à budgétiser la redevance des droits d’auteur.

Le directeur général du Bureau burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), Wahabou Bara a pris part à la Ve édition du Festival Ouaga New York (FONY 2019), qui a eu lieu, le 20 septembre 2019, aux Etats-Unis d’Amérique (USA). De retour de son séjour newyorkais, il évoque, entre autres, la nécessité pour les promoteurs de spectacle de la diaspora de budgétiser la redevance des droits d’auteurs.

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Karim Sango et son collègue du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré ont été représentés par le directeur général du Bureau burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), Wahabou Bara à la Ve édition du Festival Ouaga New York (FONY 2019) qui s’est tenue, du 20 au 22 septembre 2019, aux Etats-Unis d’Amérique. De retour au pays, M. Bara a dressé le bilan de sa participation au FONY.

Il a indiqué, d’entrée, que la culture burkinabè se porte bien au-delà des frontières du pays des Hommes intègres. Il a, par ailleurs, dit s’être entretenu avec les acteurs culturels burkinabè au pays de l’Oncle Sam sur les modalités d’adhésion au BBDA, l’offre culturelle sociale et les conditions qui permettent de bénéficier des droits d’auteur même en étant aux Etats-Unis. Ces rencontres professionnelles ont permis, a-t-il ajouté, de poser la problématique de la mobilité des artistes et celle du droit d’auteur.

Wahabou Bara a apprécié, en outre, l’engagement de la diaspora à valoriser la culture burkinabè aux USA, à travers une plateforme d’expression artistique et culturelle, et salué le coordonnateur du FONY, Gérard Koala. A l’entendre, les Burkinabè vivant aux Etats-Unis ont, au cours des trois jours du festival, montré leur engouement pour la musique “made in Burkina Faso” à travers une forte mobilisation lors du concert de vedettes tels Issouf Compaoré.

«Plus les individus sont loin de la patrie, plus leur sentiment d’appartenance à leur culture est fort”, a-t-il soutenu. Toutefois, les promoteurs de spectacles, a-t-il regretté, ne budgétisent pas la redevance des droits d’auteurs au même titre que la logistique. Il a expliqué cette situation par la faible culture du droit d’auteur chez la plupart des organisateurs d’événements culturels.

Pour lui, la redevance constitue la clé de voûte pour aller vers les industries culturelles et créatives. M. Bara leur a, de ce fait, recommandé d’inscrire leurs activités dans la dynamique de la Politique nationale de la culture (PNC), en dépit des nombreuses difficultés. “Mon souhait est de voir le FONY grandir en vue de donner un écho favorable à la culture burkinabè. Cette année, outre la musique, le festival s’est ouvert à la mode, aux arts graphiques et plastiques, etc. Des pays africains dont le Mali, le Togo y ont également participé”, a-t-il affirmé.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)

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