La gouverneure du Centre-Sud, Josiane Kabré (milieu), a invité les participants à s’approprier les recommandations de l’EPU pour le Burkina Faso.

Le ministère des Droits humains et de la Promotion civique a organisé, le jeudi 10 octobre 2019 à Manga, un atelier de restitution des recommandations issues du 3e passage du Burkina Faso à l’Examen périodique universel (EPU).

Le Burkina Faso s’est engagé à accélérer les progrès vers l’effectivité des droits humains sur son territoire. Des recommandations ont été formulées à l’endroit du pays dans ce sens, lors de son 3e passage à l’Examen périodique universel (EPU), un mécanisme du Conseil des droits de l’homme ayant pour but d’améliorer la situation des droits de l’homme dans chacun des 193 Etats membres des Nations unies.

Lesdites recommandations ont été portées à la connaissance des acteurs du Centre-Sud chargés de leur mise en œuvre. La session tenue, le jeudi 10 octobre 2019 à Manga, a réuni une trentaine de participants issus des structures déconcentrées de l’administration publique, des organisations de la société civile et des collectivités
territoriales.

Dans la communication qu’il a livrée, le Directeur général (DG) de la défense des droits humains, Yankouma Jean de Dieu Bambara, a rappelé que le Conseil des droits de l’homme a adopté le rapport final de l’EPU du Burkina Faso, le 20 septembre 2018. Au total, a-t-il dit, 204 recommandations ont été formulées à l’endroit du pays dont 184 acceptées et 20 notées.

Elles portent, entre autres, sur l’abolition de la peine de mort, la commutation de toutes les condamnations à mort, la prévention des formes de violence contre les femmes, le respect total des droits de l’homme dans les interventions des forces de défense et de sécurité dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent, l’encadrement des groupes d’auto-défense, la redistribution équitable des fruits de la croissance, l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à la justice…

Une mise en œuvre efficiente

En acceptant ces recommandations, a signifié M. Bambara, le Burkina Faso s’est mis en devoir de les mettre en œuvre. Pour ce faire, l’implication de l’ensemble des acteurs de promotion et de protection des droits de l’homme est une nécessité d’où, selon lui, l’intérêt des sessions de restitution, prévues aussi bien à Manga dans le Centre-Sud que dans les régions du Sud-Ouest, du Centre-Nord, de la Boucle du Mouhoun, du Sahel, du Centre-Est et du Centre-Ouest.

L’atelier de Manga participe donc de la dissémination des résultats du passage du Burkina Faso au 3e cycle de l’EPU en vue d’une appropriation générale des recommandations acceptées, a fait savoir Yankouma Jean de Dieu Bambara. Il s’agit également, a-t-il dit, d’un cadre d’échanges voulu par le ministère en charge des droits humains sur les mesures à prendre pour une mise en œuvre efficiente des 184 recommandations de l’EPU.

Estimant, pour sa part, que les droits humains sont, de nos jours, au cœur de toutes les politiques économiques et sociales et que sur eux repose la coexistence pacifique aussi bien entre les acteurs de la scène internationale et de la vie nationale qu’entre les individus dans la cité et au sein de la famille, la gouverneure du Centre-Sud, Josiane Kabré, au terme des travaux, a appelé les participants à se faire l’écho du combat du MDHPC.

Elle a témoigné sa gratitude au ministère et, par la même occasion, au gouvernement qui s’est résolument « engagé sur la voie de la démocratie et l’édification d’un Etat de droit soucieux de l’effectivité des droits fondamentaux de la personne humaine ».

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com

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