Le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, s’est dit comblé, à l’issue de l’atelier.

L’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) a organisé un atelier de formation et de sensibilisation des journalistes et communicateurs sur l’efficacité énergétique, du 16 au 18 octobre 2019, à Ouagadougou.

Pour mieux maîtriser la consommation d’énergie, l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) a sa trouvaille. Il s’agit d’impliquer les journalistes et communicateurs dans la promotion de bonnes pratiques à une utilisation rationnelle de la production énergétique nationale.

Dans ce sens, ceux-ci, une trentaine, ont pris part à un atelier de formation et sensibilisation, organisé par l’ANEREE, sur les Energies renouvelables (ER), les audits énergétiques, les projets majeurs de l’ANEREE, etc., du 16 au 18 octobre 2019, à Ouagadougou. A l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, a indiqué que l’atelier vise à faire des participants, des ambassadeurs de l’Efficacité énergétique (EE), une aptitude à gérer sa propre énergie, dans leurs services respectifs.

C’est également, selon le directeur général de l’ANEREE, de les amener à être des partenaires privilégiés pour la vulgarisation des ER au Burkina Faso. «L’ANEREE a entrepris toute une batterie d’activités de sensibilisation à l’EE dont l’objectif est d’amener les populations à adopter des comportements écoénergétiques», a-t-il ajouté. Au cours de la formation, les participants ont été entretenus sur diverses thématiques par des experts. L’ingénieur en ER, Dafoura Paul Millogo, a présenté la nécessité pour les bâtiments, les transports et l’industrie, de maîtriser la production et la consommation énergétiques.

Des audits pour une économie d’énergie

Les participants ont été appelés à être des ambassadeurs dans leurs services respectifs.

Dans l’administration, il a été recommandé, des appareils électriques à rendement meilleur et à faible consommation ainsi qu’un agent en EE. Au niveau des bâtiments, il faut, a prévenu Dafoura Paul Millogo, éviter les déperditions énergétiques en renforçant leurs performances thermiques. Concernant l’industrie, il laissé entendre qu’il est impératif de délaisser les matériels énergétivores (grands consommateurs d’énergie).

Par ailleurs, les audits énergétiques sont une obligation pour tout établissement dont la consommation totale est supérieure ou égale à 100 000 Kilowattheures (Kwh). A l’entendre, ils consistent à détecter les performances des appareils et évaluer les comportements d’une entreprise en vue de mieux gérer la consommation d’énergie. A ses dires, il s’agit de réduire les coûts associés sans affecter la qualité du service.

Les audits, a-t-il indiqué, permettent de disposer de plans d’actions, mettre en place une politique de management énergétique pérenne, répondre aux exigences règlementaires, sécuriser l’entreprise vis-à-vis des fluctuations futures des prix d’énergie, etc. Pour efficacement réussir le «challenge» de réaliser des économies d’énergie, l’ingénieur en ER, Eric Pouya, a proposé d’adopter des postures responsables avec, concrètement, pour conséquence la limitation de Gaz à effets de serre (GES).

En effet, il a suggéré en termes de changements de comportement, d’éteindre et couper le courant des appareils (ordinateurs, imprimantes, chargeurs, vidéoprojecteurs…) avant de quitter le bureau et supprimer les programmes et onglets sur internet ouverts et inutilisés. Dans la même logique, il a évoqué la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui doivent, sur la base de l’EE, agir de manière éthique et transparente afin de préserver la santé et le bien-être de la société.

Le Dr en médecine humaine, Ferdinand Lankoandé, a exposé l’impact des écarts de température sur la santé. Il a, de ce fait, conseillé l’usage contrôlé des équipements (climatisation) dans l’optique d’avoir un confort thermique, température ambiante à laquelle le corps humain ne fournit aucun effort pour garder celle constante à 37°C. Pour cela, a-t-il ordonné, il faut réguler la température de manière optimale des climatiseurs, à 24°C pour éviter les allergies, les affections pulmonaires et le choc thermique pouvant entraîner la syncope, l’arrêt cardiaque, etc.

A la fin de trois jours de renforcement de capacités, les participants ont, chacun, reçu une attestation, faisant d’eux des ambassadeurs de l’ANEREE qui se veut la maison des solutions énergétiques. La participante, Estelle Barry, a traduit sa satisfaction de prendre part à ces séances d’information et de sensibilisation qui lui ont permis d’avoir une vue large de l’EE. Le président du Réseau des journalistes pour les ER et le développement durable, Grégoire Bazié, a également, exprimé sa joie de participer à la rencontre. Il a, ainsi, relevé qu’elle s’inscrit dans les objectifs du réseau. «Les modules dispensés vont aider à produire des articles de bonne facture dans le domaine», a-t-il déclaré.

Boukary BONKOUNGOU

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