L’évêque de Dori, Mgr Laurent Dabiré : «L’UFC-Dori a permis aux gens de sortir de leur isolement, de se parler en mettant en commun leurs idées en vue d’avancer».

Dans le cadre de la commémoration de son cinquantenaire, l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé, le samedi 19 octobre 2019 à Dori, une conférence publique sur la contribution des communautés religieuses dans la construction du vivre-ensemble.

L’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) a 50 ans. A l’occasion de ce jubilé d’or, une série d’activités a été organisée. Ce samedi 19 octobre, c’est une conférence publique sur la contribution des communautés religieuses dans la construction du vivre-ensemble qui a été animée à Dori. D’entrée de jeu, l’évêque de Dori, Mgr Laurent Dabiré, par ailleurs, répondant juridique de l’UFC-Dori a estimé que l’organisation interconfessionnelle regroupant à la fois des fidèles catholiques et musulmans commémore ses cinquante ans d’engagement pour le dialogue interreligieux, la paix, la solidarité et le développement commun.

En clair, il a indiqué que la contribution des communautés religieuses à l’édification du vivre-ensemble dans la région du Sahel est cet engagement à respecter la liberté religieuse et permettre à chaque communauté de vivre sa foi. Mieux, a-t-il insisté, les deux communautés se sont unies afin de construire ensemble l’avenir et d’affronter du même coup les défis auxquels sont confrontés les populations sahéliennes.

«Ainsi, les communautés religieuses ont contribué à créer un climat de confiance, d’amitié, de tolérance, de fraternité et de désir de solidarité pour cheminer ensemble et obtenir les résultats dont le Sahel avait besoin pour sa survie et pour sa vie. L’UFC-Dori a été mobilisatrice et fédératrice des populations du Sahel en les organisant pour des activités comme la maraîcherculture», a révélé son répondant juridique.

«L’acceptation de la différence»

Les fidèles musulmans et catholiques ont partagé les bonnes pratiques du vivre-ensemble.

Pour sa part, le gouverneur de la région du Sahel, le colonel-major Salfo Kaboré, a abondé dans le même sens en ces termes: «C’est une chance pour Dori d’avoir cette organisation qui fonde son action sur des bases que sont la tolérance, l’acceptation de la différence, le respect mutuel et le dialogue, sans lesquelles la paix sera compromise.

C’est pourquoi, nous pouvons dire sans conteste que si l’UFC-Dori n’existait pas, il fallait la créer». Certes, a-t-il déploré, le Burkina Faso et la région du Sahel en particulier, sont ébranlés par des actes troublants ainsi la coexistence pacifique mais, il dit espérer que le pays des Hommes intègres arrivera à surmonter cette épreuve. De son avis, au Burkina Faso les leaders religieux ont pleinement joué un rôle de premier plan dans la résolution de plusieurs crises sociopolitiques.

Sur ce fait, a relevé le gouverneur du Sahel, les religions enseignent la paix. A la fin de la conférence, l’ONG MISEREOR signifiant en latin «J’ai pitié», l’un des bailleurs de fonds de l’UFC-Dori a été honoré en recevant la distinction de chevalier de l’Ordre du mérite burkinabè pour son accompagnement depuis 1974. C’est son représentant régional pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, Faustin Adegbola Adeye, qui a reçu des mains du gouverneur de la région du Sahel, la distinction.

A l’issue de la décoration, Faustin Adegbola Adeye, a témoigné toute sa reconnaissance à l’UFC-Dori et surtout au pays des Hommes intègres. «C’est un moment de fortes émotions et de grande joie mais également de défis à mieux faire. Une décoration est toujours un défi pour le récipiendaire à s’améliorer et à aller plus loin», a-t-il signifié. Il a rappelé que son ONG a été créée il y a plus de soixante ans par un évêque allemand pour lutter contre la faim, la famine, les maladies et la misère sous toutes ses formes.

Souaibou NOMBRE
snombre@29yahoo.fr

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