Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a organisé, le vendredi 25 octobre 2019 à Ouagadougou, une session d’information et de formation sur les connaissances générales et la gestion rationnelle des pesticides au profit d’une trentaine de journalistes.

Les produits phytosanitaires occupent une place considérable dans la protection des végétaux contre les ravageurs et les maladies. Cependant, l’utilisation de ces substances suscite de nombreuses inquiétudes au regard de leur dangerosité sur les cultures elles-mêmes, l’environnement et la santé de l’homme si elles ne sont pas bien appliquées. Pour un bon usage de ces produits, le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a organisé, le vendredi 25 octobre 2019 à Ouagadougou, une session d’information et de formation sur les connaissances générales et la gestion rationnelle des pesticides au profit d’une trentaine de journalistes. « Il s’est agi de les outiller sur le sujet en vue de susciter des productions journalistiques sur l’utilisation rationnelle des pesticides afin d’obtenir un changement de comportement auprès des acteurs de la chaîne d’utilisation », a souligné le directeur général de la protection des végétaux et du conditionnement, Pascal Soubeiga. Au cours de la session, trois communications à savoir « les connaissances générales des pesticides, les risques et les bonnes pratiques d’utilisation ainsi que la législation en la matière » ont été livrées. Selon le communicateur, par ailleurs chef de service pesticide, René Sanou, les pesticides sont des substances ou association de substances utilisées pour combattre ou détruire les organismes nuisibles aux végétaux. « Il existe donc des nématicides (contre les vers), des rodenticides ( contre les rats), des herbicides ( contre les mauvaises herbes) et des fongicides (contre les champignons des semences). Ils sont catégorisés en classes que sont les pesticides extrêmement dangereux, ceux hautement dangereux, modérément dangereux, légèrement dangereux et les produits peu probables », a-t-il expliqué.

Toujours lire le mode d’utilisation

Pour lui, il est conseillé aux utilisateurs d’appliquer les bonnes pratiques c’est-à-dire toujours acheter le produit chez un distributeur agréé, connaître le produit qui sied au mal et se protéger au moment de son application. « C’est au regard de la mauvaise gestion de ces produits, que la loi portant contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso, votée depuis 1997, a été modifiée en mai 2017. Cette nouvelle loi prévoit des infractions et des sanctions de 6 mois à plusieurs années d’enfermement ferme en plus des amendes à payer contre tout contrevenant. Cela dépend du degré d’infraction », a indiqué le DG. La loi est en vigueur depuis 2018. De son avis, en tant que relais de premier ordre auprès de la population, la contribution des journalistes est nécessaire dans la vulgarisation du cadre législatif et règlementaire et les meilleures pratiques d’utilisation. Ainsi, « A travers des productions, un changement de comportement va s’opérer au sein des acteurs », a relevé M. Soubeiga. Cette session de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de communication qui prévoit la construction et l’entretien de relations privilégiées avec la presse. Aussi, répond-elle au souci d’intensifier la sensibilisation des cibles diverses à la protection phytosanitaire des végétaux. En rappel, cette rencontre se tient en prélude à la célébration de l’année internationale de la protection des végétaux, qui se tiendra en 2020.

Fleur BIRBA

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