Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel, a reçu en audience, le lundi 4 novembre 2019 à Kosyam, la ministre française des Armées, Florence Parly. Celle-ci a annoncé à sa sortie d’audience, une «opération d’envergure» dans l’espace frontalier Burkina-Mali-Niger pour contrer les actions terroristes.

Deux unités militaires burkinabè, avec la contribution de la force française au Sahel, Barkhane, vont «dans les prochains jours», opérer des actions antiterroristes dans la zone des trois frontières burkinabè, malienne et nigérienne dans le cadre d’une opération dénommée «Bourgou IV». L’annonce a été faite le 4 novembre 2019 à Kosyam par la ministre française des Armées, Florence Parly à sa sortie d’une audience avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

De précédentes opérations «Bourgou» se sont déroulées au Mali, dont celle du 25 mars au 11 avril 2019 qui aurait permis la neutralisation d’une trentaine de djihadistes, selon un communiqué de l’armée française. «Bourgou IV» ainsi annoncée, est le symbole, selon la ministre française, que l’action antiterroriste nécessite une collaboration de plusieurs forces. Ce fut l’occasion pour elle de saluer «les progrès» réalisés dans la lutte contre le terrorisme du fait de ces actions communes entre forces burkinabè et Barkhane. «Cela se traduit parfois par des pertes, néanmoins, le combat doit continuer car c’est un combat de longue haleine que nous devons mener ensemble contre le terrorisme», a insisté Florence Parly. La ministre française a ajouté avoir aussi discuté de la présidence du G5 Sahel avec le chef de l’Etat burkinabè, en l’occurrence, la reprise des opérations militaires qui se sont traduites par une action dans le Nord du Niger courant octobre permettant la capture d’armements significatifs des djihadistes. «Sur le front des opérations militaires, les choses avancent même si la menace est également très présente et vigoureuse», a-t-elle noté. In fine, Florence Parly a évoqué le partenariat pour la sécurité et la stabilité pour le Sahel (partenariat 3S pour le Sahel) que le président du Faso a défendu lors de sa participation au sommet du G7 à Biarritz en France en août dernier.

La ministre est d’avis que cette initiative doit permettre d’élargir le champ de la coopération aux forces de sécurité intérieures (police, gendarmerie) et la capacité à élargir le G5 Sahel à d’autres pays, notamment, ceux de la CEDEAO. «Cette initiative doit prendre corps à partir de fin 2019 et on a évoqué avec le président du Faso, les étapes qui doivent permettre de mettre sur les bons rails ce partenariat 3S», a-t-elle indiqué. Florence Parly est arrivée au Burkina après une escale au Tchad dans la matinée du lundi 4 novembre et a achevé son séjour burkinabè par une visite au détachement militaire français de Kamboinsin où elle a rencontré le commandant de la force conjointe du G5 Sahel, le général nigérien Oumarou Namata Gazama.

 Fabé Mamadou OUATTARA

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