La Direction générale du développement territoriale a initié, le jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation et de vulgarisation de l’Observatoire national de l’économie territoriale (ONET). L’activité a regroupé des cadres de l’administration, des représentants des collectivités territoriales et de la société civile.

Instrument de veille et de prospective, l’Observatoire national de l’économie territoriale (ONET) est encore peu connu de certains acteurs du développement. C’est pour changer cette donne que la Direction générale du développement du territoire (DGDT) a organisé, le jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier régional afin de sensibiliser les cadres de l’administration publique, les acteurs des collectivités territoriales et de la société civile. Pour le haut-commissaire de la province du Kadiogo, représentant le gouverneur de la région du Centre, Boureima Sawadogo, le développement économique et la réduction des disparités supposent une bonne connaissance des territoires et leurs potentialités. « Il est de ce fait nécessaire de disposer d’un outil de veille et de prospective, permettant de comprendre les phénomènes qui y surviennent et leurs évolutions, afin de donner les orientations qui conviennent pour le développement harmonieux. Cela passe par l’observation pour confirmer et valider les appréhensions sur le territoire et améliorer les modèles de représentation et les scénarii de développement souhaité », a expliqué Boureima Sawadogo. Selon lui, l’ONET permettra de mettre en relief les éventuels déséquilibres territoriaux, suivre et évaluer la mise en œuvre du schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire mais aussi de mettre à la disposition de la société civile un instrument de plaidoyer. La directrice de la géomatique et des observatoires, Evelyne S. Traoré/Nayaga a précisé que cette plateforme intègre environ 368 indicateurs qui seront mis en place progressivement.

Mieux planifier le développement

Elle a ajouté que près de 150 indicateurs ont été identifiés. « Nous allons les suivre dans un premier temps afin de cerner les réalités des territoires, faire connaître les disparités qui existent entre les régions et orienter les investissements futurs », a-t-elle indiqué. En outre, elle a soutenu que pour agir, il faut connaître le milieu, savoir les actions qui doivent être mises en place et les potentialités. De son avis, cela contribue à mieux planifier le développement pour le bien-être des populations. C’est pourquoi elle a estimé que dans un contexte de la gouvernance administrative et locale, les acteurs du développement doivent s’approprier l’ONET dans le but de suivre l’évolution des indicateurs socioéconomiques de leur territoire.
Le présent atelier, a indiqué le haut-commissaire du Kadiogo, vise à obtenir l’implication des acteurs locaux et l’adhésion massive de la population de la région du Centre. « Ainsi, il est attendu de vous une attention particulière aux présentations qui seront faites afin que soient formulées des suggestions et des recommandations pour que l’ONET soit une plateforme nationale d’échanges de données spatiales et de réflexion sur les dynamiques économiques locales et régionales qui répondent aux besoins des utilisateurs », s’est adressé Boureima Sawadogo aux participants.

Joseph HARO

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