La ministre en charge de la famille, Laurence Ilboudo (milieu) : «Plusieurs lois et règlements ont été adoptés conformément à l’esprit de la CDE».

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo, a animé, le vendredi 15 novembre 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les 30 ans de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.

Adopté le 20 novembre 1989, la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CDE) connaîtra 30 ans de mise en œuvre le 20 novembre 2019. Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, va célébrer cet anniversaire à travers une cérémonie placée sous le haut patronage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

A cette occasion, le chef de l’Etat va lancer une campagne nationale de communication sur les violences faites aux enfants. L’annonce de l’événement a été faite le vendredi 15 novembre 2019, au cours d’une conférence de presse en prélude à la manifestation. En attendant, la ministre en charge de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo, a fait le point de l’application de la CDE au Burkina Faso. Comme acquis, elle a cité l’adoption et la ratification de plusieurs textes qui garantissent les droits de l’enfant.

«Dans le domaine de l’éducation, des mesures ont été prises pour la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous, notamment l’offre d’un enseignement de base gratuit et obligatoire de 6 à 16 ans. Sur le plan sanitaire, la mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans, qui était de 134/1000 en 1992 est passé à 51/1000 en 2017 pendant que la mortalité néonatale est passée de 31/1000 en 2010 à 25/1000 en 2017», a illustré Laurence Ilboudo. Sur les violences faites aux enfants, Mme Ilboudo a noté des mesures prises afin de les réduire dans les milieux de vie de l’enfant.

Aussi, a-t-elle ajouté, le pays des Hommes intègres a régulièrement présenté ses rapports de suivi de la mise en œuvre de la CDE au comité des droits de l’enfant. «C’est le lieu pour moi d’adresser mes sincères remerciements à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui appuient le gouvernement dans la protection des droits de l’enfant», a laissé entendre la ministre en charge de la famille, tout en indiquant que la célébration des 30 ans de la CDE est une occasion pour le gouvernement de renouveler ses engagements afin d’accélérer sa mise en œuvre.

Quel est l’état du processus de retrait des enfants vivant dans la rue ? Quels sont les grands défis du département dans l’application de la CDE ? Ce sont, entre autres, les questions des journalistes. «Le projet de retrait des enfants marche bien. A la dernière opération, nous avons touché plus de 4000 enfants.

Et à ce jour, 146 enfants sont stabilisés dans des centres de formation, 154 vivent au centre d’accueil de Somgandé, 173 sont placés dans des internats et 40 sont suivis dans leurs familles respectives», a soutenu la ministre Ilboudo. Sur la deuxième préoccupation, elle a fait savoir que le plus grand défi pour son département est la prise de conscience individuelle et collective vis-à-vis des enfants parce que des enfants continuent de subir des violences de la part de leurs proches.

Joseph HARO

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