Selon le vice-président de la CODEL, Daniel Da Hien (milieu), il s’agit, à travers ces deux études, de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’éducation et celui du foncier.

La Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) organise, les 14 et 15 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier de restitution et de validation de deux études de suivi citoyen de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) dans les secteurs de l’éducation et du foncier.

La Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a commandité deux études sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) dans les domaines de l’éducation et du foncier. Elle tient, à cet effet, un atelier de restitution et de validation de ces études, les 14 et 15 novembre 2019 à Ouagadougou. L’objectif général de cette activité, selon le vice-président de la CODEL, Daniel Da Hien, est de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’éducation et de celui du foncier en fournissant aux autorités des éléments d’aide à la décision.

Il s’agit, pour lui, de présenter aux participants les résultats des deux études, recueillir leurs observations et suggestions en vue de les prendre en compte dans l’élaboration de la version finale desdits documents. Après trois ans de mise en œuvre du PNDES par le gouvernement, a-t-il justifié, la CODEL voudrait savoir, à travers ces études, ce qui a été réalisé en lien avec les effets relatifs à l’accroissement et l’amélioration de la qualité et de l’offre éducatives, ainsi qui ce a été fait dans le cadre de «l’accès à des logements décents et aux bâtiments publics est assuré pour tous». Ce, en vue de recueillir des informations qui faciliteront la participation efficace de la CODEL aux cadres sectoriels de dialogue, fournir aux Organisations de la société civile (OSC) des sujets de plaidoyer ou d’interpellation.

Des difficultés d’application de la loi foncière

Pour le consultant, l’avocat spécialiste foncier, Me Fako Bruno Ouattara, il s’agit, entre autres, à travers l’étude sur le foncier, de faire une présentation générale de la problématique foncière au Burkina Faso et faire le point de la mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le foncier. «La CODEL dans sa démarche citoyenne s’est intéressée à cette question. Nous avons fait le point en termes d’application des lois, des engagements pour des logements décents.

Concernant l’enquête parlementaire sur le foncier urbain, il y a une tentative de mise en œuvre mais de façon pratique ça piétine toujours», a-t-il expliqué.
Dans cette étude, il ressort également d’énormes difficultés d’application de la loi foncière et d’accès à un logement décent.

A cet effet, il est recommandé à la CODEL au sujet de la réduction de la proportion des populations urbaines vivant en zone non lotie, de contribuer à faire respecter le cahier des charges par les différents promoteurs immobiliers. De ces recommandations, la CODEL devrait aussi faire un plaidoyer pour l’adoption en conseil des ministres de la stratégie pour la réduction de la prolifération des habitats spontanés et construire des Habitations à loyer modéré (HLM) au lieu d’attribuer une parcelle à chaque personne vivant dans une zone non lotie à aménager.

Au sujet de l’augmentation du nombre de ménages ayant accès à un logement décent à 40 000, la CODEL doit faire un plaidoyer pour la révision des modalités de paiement des logements, l’activation du Fonds au logement social (FOLOS), la prise de mesures de réduction des loyers par l’application effective de la loi portant bail d’habitation, etc. En ce qui concerne l’étude sur l’éducation, le chercheur en Sciences de l’éducation, Amado Kaboré a fait des recommandations pour améliorer la performance du système éducatif à travers le PNDES.

Pour le développement humain, a-t-il relevé, il convient de trouver des solutions durables aux principales difficultés qui se rapportent, entre autres, à l’insuffisance des dotations budgétaires allouées et la faible capacité des entreprises adjudicataires à livrer les infrastructures dans les délais contractuels. Il a souligné également la nécessité de trouver des solutions à la crise sécuritaire qui a entrainé la fermeture de plusieurs écoles dans les zones affectées et la non-exécution de certains investissements programmés.
Kowoma Marc DOH

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