Prévention et lutte contre l’extrémisme violent

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale a organisé un atelier de formation au profit des Chefs de circonscriptions administratives (CCA) et des élus locaux de la région du Nord. C’était les 18 et 19 novembre 2019 à Ouahigouya.

Venus des 31 communes de la région du Nord, les Chefs de circonscriptions administratives (CCA) et les élus locaux ont échangé durant 48 heures avec les spécialistes de l’extrémisme violent, de la radicalisation et de la préservation de la cohésion sociale au Burkina Faso. C’était les 18 et 19 novembre derniers à Ouahigouya, à l’occasion d’un atelier de formation initié par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, à travers la Direction générale des libertés publiques et des affaires politiques (DGLPAL). A l’entame des travaux, le directeur des affaires coutumières et du culte, Bassy Abasse Ouédraogo, a expliqué que l’atelier se tient sous le thème : « Mécanismes de prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent », dans le cadre de l’action monitoring et le suivi de l’évolution des dynamiques religieuses dans les zones sensibles et à risque. Le haut-commissaire de la province du Yatenga, Kabou Séni, a signifié que le Nord est l’une des régions sensibles aux phénomènes de la radicalisation et de l’extrémisme violent. « Cet atelier est une bonne occasion qui permettra aux CCA et élus locaux qui sont sur le terrain, de mieux accomplir leur mission dans le cadre de la lutte contre l’insécurité. J’invite les participants, une fois de retour dans leurs circonscriptions administratives, de bien vouloir mettre en œuvre les acquis et contribuer à sensibiliser les autres collaborateurs et les personnes ressources susceptibles de lutter contre l’extrémisme violent et la radicalisation dans les localités », a-t-elle laissé entendre.
Au cours des travaux, le facilitateur du thème central, Dr Jacob Yarabatioula, a mis à nu les différentes formes de radicalisation, le processus de la radicalisation, l’approche holistique, le processus de programmation, les coûts de la prévention, etc. Au terme de la communication, des échanges à bâtons rompus entre CCA et élus locaux ont été engagés. Ils ont permis aux participants de mieux cerner les phénomènes de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Le sous thème : «Préservation de la cohésion sociale et défi sécuritaire au Burkina Faso; Quelles contributions des CCA et ldes élus locaux ?» a été facilité par le directeur de la prévention et de la gestion des conflits, Issa Démé. Ainsi, les participants ont pu identifier les systèmes d’alerte précoce à mettre en place pour consolider le vivre-ensemble.
Au terme de l’atelier, le maire de Ouahigouya, Basile Boureima Ouédraogo, a expliqué que la formation vient à point nommé et permettra de renforcer les compétences des élus sur les mécanismes de lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation. «Désormais, nous sommes aptes à aborder et à solutionner ces problèmes sérieux qui entravent le développement de nos collectivités», a indiqué le bourgmestre. Cette rencontre a été rendue possible grâce à l’appui de l’Union européenne.

Philibert NIKIEMA

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