Production d’eau préemballée: quatre unités suspendues dans le Centre-Est

Les 19 et 20 novembre 2019 à Koupéla et Tenkodogo, la police de l’eau du Centre-Est a vérifié la conformité des postes d’eau autonomes et des unités d’eau préemballée de la région. Elle a suspendu certaines unités de production et donné des avertissements à des prestataires.

La police de l’eau de la région du Centre-Est veut sévir vis-à-vis des contrevenants à la réglementation en matière d’eau potable et d’assainissement. En effet, les 19 et 20 novembre derniers, elle a effectué une grande tournée dans les villages de Bissiga, Lalgaye, Ouargaye pour s’assurer du respect des normes de qualité dans les unités d’eau préemballée. Ainsi, à la première journée, ce sont les unités «Eau Delwendé», «Eau Tigré» et «O Clean» qui ont été inspectées par la patrouille. A Tenkodogo, plusieurs Postes d’eau autonomes (PEA) et des unités d’eau préemballée ont été contrôlés. Seule l’unité d’«Eau Cawsara» qui manque de protocole d’analyse et dont le certificat d’homologation est expiré depuis 2016 a été sanctionnée. Pour la police de l’eau, c’est un manquement grave à la loi et l’unité a été suspendue séance tenante de toute production. Et le directeur provincial de la police de l’eau Arouna Soré, d’expliquer que, si l’eau c’est la vie, elle est aussi la mort, une fois consommée dans des conditions non hygiéniques. Selon lui, son service fait des pieds et des mains dans la région pour sensibiliser les acteurs. Mais hélas ! M Soré a expliqué que plus de 60 PEA et 42 unités de production ont été visités et sensibilisés il y a un trimestre. « Lors de notre dernière sortie, nous avions donné trois mois aux responsables d’unités pour se conformer. Certains n’ont pas obtempéré ce qui fait que nous avons fermé quatre unités d’eau préemballée jusqu’à nouvel ordre», a indiqué M. Soré.
Revoir à la hausse les peines
Pour le procureur du Faso près la Cour d’appel de Tenkodogo, Adama Ouédraogo, l’eau courante doit être conforme aux normes de potabilité prévuees par la loi au Burkina Faso. Et il a invité la police de l’eau à plus de sensibilisation des populations. Car, selon lui, elles méconnaissent ou ignorent la règlementation en matière d’eau potable et d’assainissement. «Nous allons poursuivre la sensibilisation afin d’amener les mis-en-cause à régulariser leur situation. Les textes en matière d’eau sont vieillissants et principalement axés sur des peines d’amende. Il va falloir les adapter afin d’avoir des peines beaucoup plus dissuasives pour encadrer le secteur», a préconisé le procureur Ouédraogo. Mais, le combat de la police de l’eau n’est pas seulement au niveau des eaux de boisson. En amont le service veille sur certaines retenues d’eau. A Koupéla, le barrage de Itengué dont l’eau est traitée par l’ONEA et distribuée aux populations de Koupéla, Tenkodogo et Pouytenga a reçu la patrouille de la police de l’eau qui déplore le fait que les berges de l’ouvrage sont surexploitées par des maraîchers illégalement installés. Selon les techniciens, le barrage est menacé d’ensablement et l’utilisation des produits chimiques (fertilisants, produits phytosanitaires, herbicides) polluent dangereusement les ressources en eau. Ce qui, à en croire la police de l’eau, rend pénible le travail de traitement de la nationale des eaux.

Wanlé Gérard
COULIBALY

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