La direction générale de l’économie et de la planification a tenu, le lundi 25 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier de validation du rapport du Burkina Faso sur le Programme d’action d’Istanbul en faveur des pays les moins avancés.

Après un examen du rapport pays d’évaluation du Programme d’action d’Istanbul en faveur des Pays les moins avancés (PMA) par les universitaires, le secteur privé et les organisations de la société civile, le Burkina Faso est à la finalisation de son document. En effet, le lundi 25 novembre 2019 dans la capitale burkinabè, la direction générale de l’économie et de la planification a réuni les parties prenantes du programme au cours d’un atelier pour la validation du rapport. Le directeur général de l’économie et de la planification, Dr Issa Larba Kobyagda a fait savoir que le PMA concerne huit domaines prioritaires. Il s’agit de la capacité de production ; l’agriculture, la sécurité alimentaire et le développement rural ; le commerce ; les produits de base et le développement social et humain. A ceux-ci, s’ajoutent les critères multiples et les autres défis émergents, la mobilisation des ressources financières et la bonne gouvernance à tous les niveaux. «Sur cette base, nous avons deux grandes stratégies que sont la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et le Plan national de développement économique et social (PNDES) qui prennent en compte le PMA. La mise en œuvre de ces programmes ont favorisé l’évolution de beaucoup d’indicateurs, notamment dans l’économie, la société et les infrastructures», a laissé entendre Dr Kobyagda. Sur le plan économique précisément, il a confié que la croissance du pays s’est stabilisée autour de 6% même si le programme recommandait un taux de 7% par an. Mais, a-t-il précisé, l’on peut dire que le Burkina a fait suffisamment d’efforts pour être proche de ce taux malgré les soubresauts socio-politiques et la situation sécuritaire.
«Nous n’avons pas atteint le niveau que le programme avait défini pour quitter le cadre de pays moins avancés», a avoué le directeur général de l’économie et de la planification. Selon le ministre délégué auprès du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline Zouré, le présent atelier de validation est l’aboutissement d’un processus qui a débuté par la mise en place d’un comité technique chargé de la coordination des principales étapes. Au cours des travaux, a-t-elle relevé, il va s’agir d’assurer l’appropriation du rapport par l’ensemble des acteurs, de faire ses recommandations et enfin de valider le document qui sera présenté à la cinquième conférence des Nations unies sur le PMA en 2020.

Joseph HARO

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