Restauration des terres dégradées: un projet de 200 hectares lancé

Le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD) en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a organisé, le vendredi 22 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier de lancement du projet pilote de plantation d’arbres pour la restauration des terres dégradées.

La dégradation des terres et de l’écosystème préoccupe le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD) et ses partenaires. A cet effet, il a initié, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement, (PNUE) un projet pilote de restauration des terres dégradées et de conservation de la diversité biologique. Le lancement dudit projet est intervenu au cours d’un atelier, le vendredi 22 novembre 2019, dans la capitale burkinabè. Pour le chargé de projet au PNUE, Emmanuel Adonsou Kokouvi, l’initiative consiste à reboiser 200 ha de terres dégradées du Burkina Faso avec une composante conservation de la biodiversité et des moyens de subsistance pour les communautés locales. « D’une durée de deux ans, le programme a été financé par le Service coréen des forêts à hauteur de 80 mille dollars pour la phase pilote. S’il est bien exécuté, une seconde phase avec une enveloppe d’environ 500 mille dollars américains sera conclue », a-t-il rassuré. Emmanuel Adonsou Kokouvi a, en outre, salué les efforts consentis par le SP/CNDD et le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEC). «Nous nous réjouissons de constater que le Burkina Faso à l’instar du Bénin, du Ghana, de l’Ethiopie,du Maroc, du Niger et du Togo sont désormais les premières nations à entamer la mise en œuvre de ce partenariat à travers l’initiative Chamgwon avec la Corée du Sud», a-t-il confié.

Trois provinces concernées par le reboisement

C’est un projet qui vient appuyer les actions de lutte contre la désertification, a relevé le directeur de cabinet du MEEC, Rasmané Ouédraogo, représentant son ministre. «5,16 millions d’hectares de nos terres sont dégradées. Cette situation affecte aussi bien la diversité biologique que la productivité des terres », a-t-il regretté. D’où l’engagement du pays des Hommes intègres à restaurer 470 000 ha de terres par an et à empêcher la dégradation de nouvelles terres d’ici à 2030. Selon lui, l’actuel projet a retenu quatre espèces que sont le néré, le karité, la balanite et le tamarinier qui seront reboisés dans les trois provinces (Le Boulgou, la Comoé et l’Oubritenga) qui abritent respectivement les journées nationales de l’Arbre 2019, 2020 et 2021. Deux autres espèces légumineuses, notamment l’accacia nilotica et faiherbia albida seront associées pour la restauration des sols par la fixation de l’azote. La mise en œuvre du programme, a-t-il relevé, se fera avec la participation des communes rurales, des associations cibles œuvrant dans le domaine de l’environnement. Voilà pourquoi le porte-parole du ministre en charge de l’environnement a invité les acteurs des provinces concernées et les directions techniques à faciliter sa mise en œuvre. Ce, d’autant plus, a-t-il expliqué que le succès de ce projet permettra d’obtenir d’autres financements au profit de la restauration des terres.

Abdoulaye BALBONE

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