Plusieurs corps de métiers artisanaux sont exercés dans ce VAK.

En marge des activités de la 2e édition du Salon régional de l’artisanat, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a ouvert les portes du village artisanal de Kaya, le vendredi 22 novembre 2019, dans la cité ‘’des cuirs et peaux’’.

Le Village artisanal de Kaya (VAK), inauguré le 9 décembre 2016, lors des festivités du 11-Décembre, est désormais opérationnel. En effet, depuis le 20 novembre dernier, les premiers responsables de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) ont installé les 22 premiers artisans. Il est le 3e village artisanal du Burkina Faso après ceux de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. La cérémonie officielle d’ouverture des portes dudit village a eu lieu, le vendredi 22 novembre 2019.

Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, cette infrastructure pourra accueillir les artisans des différentes régions du Burkina Faso. «Ces artisans évolueront dans plusieurs corps de métiers tels que le textile-habillement, les cuirs et peaux, la sculpture, la forge, la restauration…», a-t-il poursuivi. A entendre le ministre Kaboré, l’opérationnalisation de ce patrimoine culturel présente d’énormes opportunités.

«Il permettra d’accroître l’offre en formation et de renforcer les capacités de production des artisans bénéficiaires. Le site nous offrira aussi des produits en quantité et de qualité, afin de répondre aux exigences du marché national et international», a-t-il souligné. Selon les explications du ministre Kaboré, les locataires du VAK sont soumis au principe de rotation et renouvellement (cinq ans au maximum) dans le but de donner plus de chance à tout le monde.

Respecter le cahier des charges

C’est pourquoi, il a exhorté les premiers pensionnaires au respect strict des dispositions du cahier des charges. M. Kaboré les a aussi invités à faire valoir leurs ‘’génies créateurs’’. «Faites en sorte que le VAK soit un lieu de transmission du savoir et du savoir-faire», a-t-il souhaité. Harouna Kaboré a mis l’occasion à profit pour exprimer sa gratitude à l’endroit de la Loterie national burkinabè (LONAB) qui a financé la construction du VAK. La plupart des artisans ont manifesté leur joie.

«C’est un sentiment de fierté qui m’anime, en ce sens que depuis 2016, nous avons eu des difficultés pour accéder aux locaux du VAK», s’est réjoui le président de l’Association nakoglzanga des artisans du Sanmatenga (ANAS), Boureima Ouédraogo. Toutefois, il a souligné certains défis à relever, à savoir le manque d’équipements collectifs et l’électricité. Quant aux doléances des artisans, Boureima Ouédraogo a cité, entre autres, les foulons de tannage et les machines à parer. «Ces appareils coûtent extrêmement cher que l’artisan seul ne peut le payer», a-t-il indiqué. A entendre le président de l’ANAS, le prix de location d’un atelier est fixé à 17 500 francs CFA/mois. Sur ces préoccupations, le chef du département en charge de l’artisanat a rassuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour compléter tous les dispositifs manquant au niveau du VAK.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

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