Le ministre en charge de l’Artisanat, Harouna Kaboré (ciseau), coupant le ruban de la 2e édition du SARA.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a, officiellement, ouvert les portes de la 2e édition du Salon régional de l’artisanat (SARA), le vendredi 22 novembre 2019, à Kaya.

La 2e édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) s’est tenue du 20 au 24 novembre 2019, dans la cité ‘’des cuirs et peaux’’, sous le thème : «Consommation locale des produits de l’artisanat : enjeux, défis et perspectives». Venue des 13 régions du Burkina Faso, une centaine d’exposants ont présenté leurs savoir-faire aux visiteurs dans divers domaines, tels que le textile-habillement, la maroquinerie, la sculpture, la forge, la mécanique, l’agro-alimentaire, etc. La cérémonie officielle d’ouverture dudit salon a eu lieu, le vendredi 22 novembre 2019, à Kaya.

Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, le SARA constitue un espace de promotion du riche patrimoine artisanal national, d’autant plus qu’il est un cadre d’échange d’expériences et de tissage de relations. «Il témoigne non seulement du dynamisme de nos entreprises artisanales mais aussi, de la richesse des initiatives locales et cette bonne capacité du pays à résister, à créer et à innover», a-t-il poursuivi. C’est pourquoi, Harouna Kaboré a invité les Burkinabè à consommer les produits locaux.

30% au PIB

« C’est dans ces conditions que nous créerons plus de valeur ajoutée et d’emplois décents, toute chose qui contribuera au développement socioéconomique de notre pays », a rassuré le ministre Kaboré. Dans ses propos, le co-parrain du SARA2, Mamadou Zoungrana, par ailleurs président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Nord, a indiqué que l’artisanat burkinabè constitue le troisième pourvoyeur d’emplois après l’agriculture et l’élevage.

« Il occupe aussi plus de 2 millions de personnes et contribue pour près de 30% à la formation du Produit intérieur brut (PIB)», a-t-il fait savoir. Pour M. Zoungrana, le SARA est une tribune de valorisation de l’offre artisanale locale. De ce fait, il a traduit toute sa reconnaissance à l’endroit du Comité d’organisation. Tout comme le co-parrain, les autorités communales de Kaya ont salué cette initiative pour son organisation tournante dans les chefs-lieux de région du Burkina Faso. «Le SARA se présente comme un outil de développement du commerce, de l’économie, de la culture et de l’intégration entre les différentes localités de notre pays», s’est réjoui le Secrétaire général (SG) de la mairie de Kaya, Jocb Koudougou.

Pour lui, le thème de cette année est pertinent, en ce sens qu’il permettra de relever le défi de la consommation locale des produits artisanaux. La plupart des exposants ont exprimé leur joie. C’est le cas du président des maroquiniers de Kaya, Dominique Ouédraogo. «Le SARA est une vitrine pour tisser des relations avec les artisans des autres régions pour d’éventuels commandes», a-t-il espéré.

A l’entendre il est aussi l’occasion pour s’ouvrir des portes sur le marché international. «L’édition précédente du SARA tenue à Bobo-Dioulasso me permettra de participer au Festival ‘’Yêlbâ’’ prévu du 12 au 14 décembre prochain, en Italie», a-t-il confirmé. Selon M. Ouédraogo, ce salon permettra aux artisans d’être plus compétitifs pour la 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) prochaine.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

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