Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo, a lancé la campagne agricole de saison sèche 2019-2020 et celle de la commercialisation de la tomate, le mardi 26 novembre 2019 à Dakola, dans la province du Nahouri. Des milliers de tonnes de produits céréaliers et maraîchers sont attendus des agriculteurs.

La campagne agricole de saison sèche 2019-2020 a commencé au Burkina Faso, à compter du mardi 26 novembre 2019. Elle a été lancée officiellement à Dakola, dans la province du Nahouri, par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo.
Il est attendu 44 026 tonnes de céréales et 181 165 tonnes de produits maraîchers pour combler le déficit en céréales dans dix-sept provinces du pays et remédier à la crise alimentaire dans trois autres provinces à savoir le Soum (région du Sahel), le Bam et le Sanmatenga (région du Centre-Nord).
Le thème «Intensification et commercialisation de la production de campagne sèche : défis et opportunités dans un contexte d’insécurité», aux dires du ministre, appelle les maillons de la chaîne à développer des initiatives pour sécuriser la production et la commercialisation des produits, sachant bien que les activités de production, de transformation et de distribution se déroulent sous la menace des attaques terroristes. A cet effet, le gouvernement et ses partenaires viennent en appui aux agriculteurs en mettant à leur disposition et à prix subventionnés, 519 tonnes de semences améliorées (céréales et cultures maraîchères), 5428 tonnes d’engrais NPK, 2448 tonnes d’urée, a confié le chef du département.
La subvention des intrants est globalement évaluée à près de 5,5 milliards FCFA. A cela s’ajoutent 28 motopompes et cinq unités de transformation des produits maraîchers, dons des autorités.
Les producteurs déplacés en raison de l’insécurité vont bénéficier d’un accompagnement du gouvernement, pour la mise en valeur de 330 ha destinés à la riziculture, à la culture de la pomme de terre et de l’oignon durant la campagne sèche, a annoncé Salifou Ouédraogo.
Le président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), Moussa Koné, a plaidé pour que des moyens conséquents soient mis à la disposition des intéressés afin qu’ils contribuent à combler le déficit céréalier d’au moins 2% de la campagne humide. A ses dires, les défis de la saison lancés sont le renforcement de la structuration des filières notamment celle maraîchère ainsi que l’accès aux intrants, matériels et infrastructures agricoles, aux technologies innovantes d’irrigation, à l’appui-conseil et aux marchés rémunérateurs. Voyant dans la production de saison sèche, une alternative pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le président de la CNA a fait savoir que son institution travaille pour que l’agriculture burkinabè ne soit plus seulement pluviale. «Nous allons travailler à la maîtrise de l’eau en vue de l’irrigation et à ce que les producteurs soient occupés à plein temps toute l’année», a-t-il promis.
A l’occasion du lancement de la campagne sèche, des producteurs ont reçu des intrants. A noter que ce lancement a été couplé avec le début officiel de la commercialisation de la tomate, une manière pour le ministre de l’Agriculture de saluer les initiatives pertinentes développées par la Fédération nationale des producteurs de tomate. Ce sont, en particulier, la sécurisation, l’enlèvement et la commercialisation avec les acheteurs sous régionaux dont les Ghanéens, l’intensification de la production grâce à l’amélioration de l’accès des membres aux intrants appropriés et les efforts pour améliorer le taux de transformation de leur production.

Jean Philibert SOME

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.