Le 29 novembre 2015, les Burkinabè donnaient leurs voix au candidat Roch Marc Christian Kaboré et le portaient ainsi à la tête d’une nation qui sortait d’une transition politique. En effet, ce 29 novembre 2019, celui-ci souffle les quatre ans de son accession à la magistrature suprême. L’histoire retiendra que Roch Kaboré a été élu comme premier président  civil, après un long intermède de « pouvoir kaki».

L’histoire enseigne aussi, qu’à l’époque, le choix des citoyens s’apparentait à celui d’un fruit mûr. C’est-à-dire d’une personnalité qui a gravi tous les échelons politico-administratifs et pour qui, la présidence de la République sonnait comme un couronnement.

L’on retiendra entre outre, qu’avant le premier Conseil des ministres, le régime Kaboré a été confronté à une attaque terroriste d’envergure, le vendredi 15 janvier 2016.  Depuis lors, les attaques se sont multipliées, compromettant ainsi les efforts de développement du pays. Quatre ans après l’arrivée au pouvoir du président Kaboré, le Burkina est debout et fonctionne au rythme d’une conjoncture sous régionale dominée par des attaques terroristes.

Le Burkina s’est  vu obligé de revoir ses priorités pour désormais mettre l’accent sur les questions de Défense et de Sécurité. Avec 39% du budget national consacré à ces deux secteurs, le gouvernement a fait l’option du tout sécuritaire,  afin de pouvoir mettre en œuvre son vaste projet de société consigné dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).

Ce quatrième anniversaire apparait comme la dernière ligne vers les élections de 2020. Au-delà de toute polémique, les traits saillants demeurent cette liberté retrouvée qui confine souvent à l’incivisme. Les multiples débrayages, devenus comme un effet de mode dans une république qui n’a jamais aussi souffert de revendications corporatistes, traduisent bien cette soif de liberté que les Burkinabè ont bien longtemps contenue, et qui aujourd’hui, se pose comme la sentence à exécuter pour se faire entendre.

Alors que les questions sécuritaires préoccupent les esprits, la masse salariale croît de façon exponentielle, dans un pays où tout est déjà prioritaire. Les réponses aux préoccupations posées çà et là ne coulent pas de source, mais des efforts sont consentis et ont permis au pays de faire l’économie de certaines revendications dans des secteurs névralgiques comme l’Education. Même si rien n’est définitivement acquis, il semble bien loin, les périodes où l’école burkinabè évoluait en dents de scie.

 

Beaucoup d’effort sont faits pour améliorer le fonctionnement des établissements. La construction d’infrastructures scolaires et leur équipement sont un fait palpable.

Quatre ans après, comment ne pas apprécier positivement le sens de responsabilité du président Kaboré. Des avancées ont été enregistrées dans divers domaines (infrastructures, électrification rurale, agriculture…). Bien évidemment, ce qui n’a pas pu être fait en trente ans, ne saurait l’être en cinq ans.

Le président Kaboré, premier magistrat du pays, entend les cris d’orfraie de ses compatriotes. Lui qui a le sens de l’écoute, de la patience sait que ses frères et sœurs dénoncent, à longueur de journée, la corruption, l’incivisme, une forme d’atavisme aussi et saura trouver les remèdes à ces tares sociétales.

Mais il sait surtout que ses compatriotes n’accepteront jamais, au grand jamais, de perdre un centimètre de leur territoire. Certainement, il va s’employer de toute son énergie à redonner à son pays, cette sécurité, qui faisait sa fierté.

Le Burkina, quatre ans après l’arrivée au pouvoir du président Kaboré est un vaste chantier, même si l’insécurité persiste.

La fermeture de plus d’un millier d’écoles et de collèges à l’échelle nationale nous interpelle tous et doit nous galvaniser à taire nos divergences et à nous engager sur le chemin de la réconciliation nationale, la vraie, pour construire la nation forte dont nous rêvons.

La rédaction

 

 

 

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