Rumeurs sur le report des élections de 2020: le calendrier électoral sera respecté, selon le gouvernement

Le traditionnel point de presse du gouvernement s’est tenu, le jeudi 28 novembre 2019 à Ouagadougou. A l’occasion, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, a fait le point sur les conclusions du dialogue politique engagé par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Le dialogue politique, voulu par le président du Faso et qui s’est tenu du 15 au 22 juillet dernier, a largement dominé la conférence de presse du gouvernement du 28 novembre 2019.  Le principal animateur de cette rencontre était le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo. Pour ce dernier, le dialogue politique a été un moment intense de communion entre la majorité et l’opposition politique. « C’est la première fois que les deux camps se sont retrouvés autour de la même table pour discuter  des préoccupations liées à la vie de la nation et parvenir à des résultats consensuels comme ce fut le cas », a-t-il déclaré. Selon M. Sawadogo, parmi les questions sur lesquelles la classe politique était profondément divisée et qui étaient au cœur des débats, figuraient en bonne place le Code électoral et l’organisation des élections en 2020. « Les négociations entre les deux parties ont abouti à des résultats consensuels. Ainsi le Code électoral querellé sera relu à minima, et le calendrier électoral, qui prévoit l’organisation des élections présidentielle et  législatives en 2020, a été adopté. L’opposition et la majorité se sont accordées pour le report des  élections municipales en 2021 », a-t-il précisé. Quant à la question de l’adoption de la nouvelle Constitution, elle a été renvoyée sur la table du président du Faso pour décision à prendre, n’ayant pas eu de consensus sur le sujet pendant les débats, foi de M. Sawadogo. La rencontre a été une occasion pour les journalistes de soulever des préoccupations en lien avec le sujet. Interrogé sur la plainte de certains partis qui estiment avoir été exclus de ce dialogue, le ministre d’Etat s’est voulu convaincant : « Les partis politiques sont organisés entre l’opposition autour du Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP/BF) et la majorité qui est constituée du parti au pouvoir et de ses alliés. L’appel du chef de l’Etat ne pouvait s’adresser qu’à ces deux forces politiques ». Même s’il a reconnu que dans les faits, il y a des partis qui ne sont pas affiliés ni au CFOP ni à l’Alliance des partis politiques membres de la majorité présidentielle (APMP). Mais où en sommes-nous avec la mise en œuvre des recommandations du processus de négociation entre la classe politique ? Réagissant à cette question, le représentant de l’exécutif a fait savoir que le président du Faso a instruit chaque membre du gouvernement d’appliquer les conclusions du dialogue en lien avec son département. Aussi, a-t-il noté, un comité de suivi de la mise en œuvre desdites recommandations a été créé et tient des rencontres périodiques pour faire le point. Interrogé sur les passes d’armes  entre l’opposition et la majorité après la tenue du dialogue politique, le conférencier a mis cela au compte du jeu démocratique. « Les critiques formulées à l’encontre de la majorité est un principe démocratique. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, l’opposition est dans son rôle », a-t-il rassuré. De même à la question de savoir si la suspension du Front patriotique pour le renouveau (FPR), membre du CFOP ne va pas contribuer à la dégradation du climat entre le régime en place et l’opposition, le ministre s’est également montré rassurant. « Par solidarité, le CFOP a adressé une correspondance dans laquelle il a déploré ce qui est arrivé. Mais il a également fait savoir qu’il respecte le principe de la légalité de la décision », a expliqué le ministre en charge de l’administration territoriale.    Concernant les rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux selon lesquelles la présidentielle de 2020 pourrait être reportée à cause de la situation sécuritaire, Siméon Sawadogo a levé le doute. «Nous avons pris l’engagement que le calendrier électoral sera respecté. Nous préparons l’organisation des élections en 2020 avec la participation des Burkinabè de l’extérieur conformément aux recommandations du dialogue et aux instructions du chef de l’Etat », a-t-il dit.

 

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

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