Selon le directeur général des TIC, Roch Omar Bougouma (milieu), l’utilisation de l’open source coûte moins cher à l’Etat.

La direction générale des technologies de l’information et de la communication a ouvert, le mardi 26 novembre 2019 à Ouagadougou, la première édition de l’école nationale sur l’open source.

Le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes organise, le 29 novembre prochain, le premier forum national sur l’open source, c’est-à-dire sur les logiciels libres. En prélude à cette rencontre, la direction générale des technologies de l’information et de la communication veut renforcer les capacités des acteurs du numérique sur l’exploitation des logiciels libres.

C’est pourquoi, elle a ouvert le mardi 26 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier appelé Ecole nationale sur l’open source (ENOS). Pendant 72 heures, les participants venus des directions de services informatiques des ministères et institutions ainsi que des associations dans le domaine du numérique vont se familiariser avec l’utilisation de ces logiciels. Selon le formateur, Boris Ulrich Bambara, plusieurs thématiques seront abordées au cours de cette école.

Il a cité notamment les enjeux et concepts de l’open source, ses stratégies d’adoption dans les systèmes informatiques, l’utilisation de l’open source pour le développement et la sécurité dans son exploitation. A l’issue, des séances pratiques sur l’installation d’applications dans un serveur seront faites avec les participants. Le directeur général des TIC, Roch Omar Bougouma a salué la pertinence des thèmes qui seront traités. Il pense que les notions de sécurité sont très importantes.

«Tout se repose sur la notion de sécurité. Il ne faut pas déployer un logiciel sans s’assurer d’un minimum de sécurité pour le parc dans lequel on déploie», a-t-il estimé. Pour ce faire, un processus doit être suivi. «On sélectionne d’abord des logiciels, on les confie aux structures compétentes comme l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. C’est cette dernière qui va attester que l’utilisation de tel ou tel logiciel ne présente aucun danger.

L’avantage du logiciel libre est qu’on peut le modifier et l’adapter à notre contexte», a-t-il précisé. Cette école, pour lui, apportera une vision claire et concrète de l’offre des logiciels libres, de ses enjeux économiques et de ses principaux acteurs. Il fait une distinction entre les logiciels propriétaires qui sont payants avec une licence et ceux libres. Ces derniers sont bénéfiques car relativement moins chers par rapport aux autres.

C’est pourquoi, a-t-il dit, le gouvernement du Burkina Faso s’est engagé résolument vers une orientation à l’open source. Toute chose, qui permettra d’alléger les dépenses sur les logiciels propriétaires qui lui coûtent des milliards chaque année. Le forum prochain, a-t-il annoncé, sera une occasion pour le gouvernement de présenter les stratégies nationales sur l’exploitation des logiciels libres et de l’open source. Il a invité donc les participants à s’impliquer fortement dans cette formation en vue d’avoir les rudiments nécessaires pour l’implémentation progressivement des logiciels libres dans leurs institutions.

Adama SEDGO

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