Le conférencier, Mahamadou Diarra, a dans sa communication, expliqué le rôle de la convergence macroéconomique dans la viabilité de l’ECO.

Le Centre d’analyse des politiques économiques et sociales (CAPES) a organisé, le vendredi 29 novembre 2019 à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : «Les défis de l’entrée en vigueur de la monnaie unique de la CEDEAO, l’ECO, pour l’économie du Burkina Faso».

La question de la monnaie unique, de la CEDEAO, l’ECO, censée entrer en vigueur en 2020, ne peut être comprise sans analyses instructives des spécialistes en la matière. C’est la conviction du Centre d’analyse des politiques économiques et sociales. Ainsi, pour permettre de mieux comprendre les conséquences, les enjeux et les défis de cette problématique, il a organisé, le vendredi 29 novembre 2019 à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : «Les défis de l’entrée en vigueur de la monnaie unique de la CEDEAO, l’ECO, pour l’économie du Burkina Faso».

Pour le directeur exécutif du CAPES, Pr. Daniel Kaboré, la mise en œuvre de l’ECO comporte de nombreuses implications qui doivent être maîtrisées par tous. «Dans son rôle de centre de réflexion et de veille stratégique en matière d’analyse économique, le CAPES voudrait, par cette conférence, offrir l’opportunité aux différents secteurs et agents économiques, de tout savoir sur cette monnaie», a-t-il déclaré. En effet, il s’est agi à travers cette conférence, a poursuivi M. Kaboré, de présenter et d’analyser les critères de convergence macroéconomique et leurs fondements économiques, de décliner les avantages et inconvénients de la monnaie unique pour les économies nationales.

Les participants ont été outillés aux tenants et aboutissants de la monnaie unique
dans les systèmes économiques nationales.

L’identification des défis et des perspectives de cette monnaie, du point de vue de son économie et des acteurs privés et l’analyse des difficultés de mise en œuvre, ont fait aussi l’objet d’échanges. Quels sont les critères préalables qui permettent de tracer les contours d’une union monétaire viable, comment faire en sorte que cette future zone monétaire soit viable à long terme ou encore en quoi la création d’une telle monnaie est-elle importante pour le Burkina ? Telles ont été entre autres interrogations sur lesquelles, les conférenciers, le Pr. Mahamadou Diarra et le Dr. Alain Coeffe, ont bâti leurs communications.

Avoir un meilleur climat des affaires

Le Pr. Diarra a fait savoir que ce sont les critères de convergences qui ont été retenus par les chefs d’Etat pour aller à la monnaie unique, censée entrée en vigueur à l’horizon 2020 et le régime d’échanges flexibles adoptés en lieu et place du régime fixe. Ce changement, a soutenu le conférencier, va exiger des populations, des changements de comportement en termes de consommation, d’investissement.

A la question de savoir les avantages de l’ECO pour les économies nationales, Pr. Diarra a indiqué que la future monnaie unique va contribuer entre autres, à la baisse dans l’incertitude des taux d’échanges, la réduction des coûts de transactions et celle de la volatilité liée à la spéculation, l’accroissement de la valeur liquide de la monnaie, la création de capitaux larges et profonds,etc.

«Théoriquement, c’est une opportunité. Si on choisit de faire la réforme, c’est qu’il y a des gains», a-t-il soutenu.
Toutefois, a relevé M. Diarra, il y a aussi des coûts, car la flexibilité du régime de change peut avoir des effets sur la stabilité macroéconomique. Et d’ajouter que la mise en place de l’ECO va aussi engendrer des coûts liés à l’abandon de l’instrument de change et à l’abandon de l’autonomie monétaire. Pour ce qui est des défis à relever pour le Burkina, il a suggéré la réduction de la dépendance de l’extérieur, le dopage de la production locale,la discipline budgétaire et l’amélioration du climat des affaires et des investissements.

Soumaïla BONKOUNGOU

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