Le Président du Faso, Roch March Christian Kaboré : «Nous avons entrepris depuis quelques temps une mécanisation progressive de l’agriculture au Burkina Faso».

Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a procédé aux lancements, d’une campagne de distribution de 400 tracteurs aux producteurs burkinabè et des travaux de construction d’une unité d’assemblage de machines agricoles. C’était le vendredi 29 novembre 2019, à Bobo-Dioulasso, en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Après la première réussie en 2017, le gouvernement burkinabè rebelote avec une deuxième campagne de distribution de tracteurs agricoles au profit des producteurs burkinabè. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée, dans la matinée du vendredi 29 novembre 2019 à Bobo-Dioulasso, en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Après 500 tracteurs, 100 motoculteurs et 600 motopompes écoulés avec succès en 2017, 400 tracteurs seront mis cette fois-ci à la disposition des producteurs des zones à forte concentration d’utilisateurs d’équipements agricoles mécanisés.

La cérémonie de lancement de la campagne a été couplée avec la pose de la première pierre de la construction de l’usine de montage de tracteurs de l’entreprise « Tropic Agro-Chem ». Ladite usine sera composée de quatre garages de réparation et de maintenance, et de deux garages mobiles. Elle sera bâtie sur 26 hectares (ha), et devra livrer 5 000 machines par an, comme l’a confié le Président-directeur général (PDG) de « Tropic Agro-Chem », Al Hassan Siénou. La construction de l’infrastructure coûtera au bas mot, sept milliards F CFA. L’objectif visé, à terme, comme le souhaite Al Hassan Siénou, est la production d’équipements agricoles made in Burkina Faso.

Tout en remerciant le gouvernement pour la confiance accordée à son entreprise, le P-DG de Tropic a promis l’inauguration de l’unité dans six mois. Pour le Président du Faso, les actes du jour s’inscrivent en bonne place, dans les objectifs gouvernementaux de mécanisation de l’agriculture. «Notre pays ne pourra pas progresser simplement à partir de la daba et de la houe», a affirmé Roch Marc Christian Kaboré. Selon le chef de l’Etat, l’usine de montage, en plus de créer des emplois pour la jeunesse, va systématiser l’apport du gouvernement au monde rural.

Le ministre en charge de l’agriculture, Salif Ouédraogo, a dit être convaincu que la mécanisation agricole est un des puissants leviers sur lesquels il faut s’appuyer pour gagner le défi de la sécurité alimentaire. C’est dans ce sens, a-t-il dit, que la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) a été instruite de signer des conventions à même de répondre aux besoins spécifiques des producteurs en matière de crédit et d’équipement agricole.

Le ministre Salif Ouédraogo a, à l’occasion, rassuré les producteurs que les produits de la future usine seront toujours subventionnés à 45% par l’Etat. Le Président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), Moussa Koné, a lui aussi, reconnu que la mécanisation constitue aujourd’hui, un des défis majeurs pour une transformation structurelle de l’agriculture burkinabè. «La mécanisation permet de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture plus axée sur le marché», a-t-il affirmé.

Il s’est, par ailleurs, réjoui de la mise en place de l’unité de montage de machines agricoles. Avec cette usine, M. Koné nourrit l’espoir de voir l’offre en équipement du pays s’accroître. Du reste, la CNA a déjà lancé un projet de mise en place de Coopératives d’utilisateurs de matériel agricole (CUMA). Aux dires du président de la Chambre, ces CUMA visent à faciliter l’accès des petits producteurs à la mécanisation agricole.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

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