« Après le sommet de la CEDEAO, tenu à Ouagadougou, l’UEMOA avait demandé au président Macky Sall qui s’occupe de la commission paix et sécurité et au président Patrice Talon à se pencher sur le financement de la lutte contre le terrorisme. L’organisation s’était également engagée à participer à hauteur de 500 millions de dollars US étant entendu que la contribution globale avec la CEDEAO devrait être un milliard de dollar US. La rencontre de Dakar nous a permis donc de faire le point de ces engagements et de pouvoir définir comment mobiliser les ressources, pour lutter contre le terrorisme. Ce, pour aider les pays de front à s’équiper, éventuellement, y compris le Tchad puisque le président Deby qui fait partie du G5 Sahel s’est engagé à faire déplacer ses troupes sur les zones des trois frontières Burkina-Mali-Niger pour la lutte contre le terrorisme. C’est un bon début. L’engagement a été pris et nous allons poursuivre la mobilisation des ressources sur trois, quatre voire cinq ans, le temps de pouvoir permettre de renforcer les actions communes.
En ce qui concerne la réunion sur le développement durable et la soutenabilité de la dette, nous nous sommes engagés pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). Il apparait aujourd’hui que malgré le fait en Afrique subsaharienne le taux de croissance soit supérieur à 6%, ce qui est supérieur au taux de croissance au niveau mondial, en 2030 il y aura encore un renforcement de la pauvreté dans cette zone. Le constat est fait qu’aujourd’hui les ressources internes ne permettent pas de financer les ODD. Cela pose problème parce que nous devrons développer d’une part les infrastructures et d’autre part tout ce qui concerne le développement du capital humain. Pour ce faire, les pays en développement sont obligés de s’endetter. La dette n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il faut un équilibre entre les choix économiques et sociaux et la soutenabilité de la dette. Il est important qu’avec les institutions de Breton Wood, nous essayons de voir comment améliorer cette situation. Cela passe par le renforcement du recouvrement des recettes fiscales intérieures, un assouplissement des règles au niveau du FMI surtout pour les pays qui sont en guerre contre le terrorisme et qui dépensent 15 à 30% de leur budget pour l’équipement de l’armée. Il faut aussi attirer le secteur privé à soutenir les projets structurants des Etats.

Propos recueillis par Kowoma Marc DOH

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