Utilisation des TIC : deux référentiels pour prévenir les risques

L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a organisé un atelier de vulgarisation du Référentiel général de sécurité au Burkina Faso (RGS-BF) et de la Stratégie nationale de cybersécurité du Burkina Faso (SNCS-BF), le jeudi 5 décembre 2019 à Ouagadougou.

Le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC), bien qu’offrant de nombreuses opportunités, laisse cependant libre champ à des menaces de plus en plus variées et sophistiquées pour les utilisateurs. Conscient de cela et dans l’optique de prévenir ces risques, le Burkina Faso, à travers l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), a entrepris l’élaboration de documents encadrant l’activité de sécurisation du numérique. Il s’agit du Référentiel général de sécurité au Burkina Faso (RGS-BF) et de la Stratégie nationale de cybersécurité du Burkina Faso (SNCS-BF), dont la validation a eu lieu en novembre 2018.

Pour vulgariser ces documents, l’ANSSI a organisé un atelier, le jeudi 5 décembre 2019, à Ouagadougou, parce que selon son Directeur général (DG), même si nul n’est censé ignorer la loi, un texte n’a de valeur que s’il est connu des acteurs. Aux dires du DG Folané, cette rencontre avait pour objectif de permettre aux directeurs des systèmes d’information des ministères et institutions, de s’approprier les recommandations et exigences des deux documents qui, plutôt que d’être des ornements additionnels dans les tiroirs, doivent constituer une aubaine pour les techniciens en vue de maîtriser le cyberespace. Et de poursuivre que la vision qui sous-tend l’élaboration de ces documents est la volonté du gouvernement de créer un climat de confiance globale sur le cyberespace. M. Folané a souligné que la mise en place de ces référentiels fait partie d’un lot d’actions menées par sa structure afin d’assurer sa principale mission qui est de sécuriser le cyberespace national. A cet effet, il a indiqué que l’ANSSI gère au quotidien les incidents cybernétiques et coordonne les activités de cybersécurité incluant celles relatives aux actions de prévention de la cybercriminalité avec d’autres acteurs.

« Nous avons également procédé au cours de cette année à la sensibilisation en matière de cyber prudence et des risques liés aux TIC en milieu universitaire et professionnel », a-t-il fait savoir. En termes de perspectives en matière de réduction de la vulnérabilité du cyberespace, il a cité, entre autres, l’adoption d’une loi portant sécurisation des systèmes d’information du Burkina Faso et le renforcement du plateau technique national en matière de cybersécurité. Toutes ces actions combinées avec une bonne collaboration entre acteurs devraient permettre au Burkina Faso d’atteindre son objectif qui est de disposer à l’horizon 2023, d’un cyberespace de confiance, favorable au développement économique et social, foi de M. Folané. Une ambition chère au gouvernement burkinabè qui a, par la voix de la Secrétaire générale du Premier ministère, Yvonne Rouamba, salué la tenue de cet atelier qui entre en droite ligne de la bonne gouvernance. Elle a, en outre, invité les participants à vulgariser à leur tour ces documents dans leurs structures respectives, afin de permettre à tous les acteurs de s’en approprier.

Nadège YAMEOGO

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