L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé, le mardi 10 décembre 2019 à Ouagadougou, un atelier national de validation du document d’analyse stratégique du potentiel d’adaptation et d’atténuation et des opportunités d’investissement climatique dans le secteur forestier et d’utilisation des terres dans la zone d’intervention de l’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel.

L’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel dispose désormais d’un document qui lui permettra d’accéder aux opportunités de financement du fonds vert pour le climat. Le mardi 10 décembre 2019 à Ouagadougou, ledit document a été validé. Selon, le coordonnateur national de l’Initiative, Adama Doulkom.

Il retrace tous les potentiels d’adaptation et d’atténuation et des opportunités d’investissement climatique disponibles définies dans les référentiels de développement du Burkina. Il sera utilisé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les actions de plaidoyer. Le représentant du représentant de la FAO, Moussa Maïga, a indiqué que l’étude a été consolidée à partir de trois rapports sectoriels que sont le rapport technique de la gestion durable des terres, l’analyse socioéconomique des filières prioritaires et l’analyse du genre. Ainsi durant huit semaines, les consultants ont sillonné les régions de la zone d’intervention de la grande muraille verte pour collecter les données et recueillir les avis et les attentes des acteurs en vue de réduire les effets du changement climatique. «Il contient également des analyses faites sur des constats, des propositions d’idées de projets et un projet de note conceptuelle», a souligné le directeur général du bureau national des évaluations environnementales, Tidjani Zougouri. Pour M. Maïga, le résultat de cette analyse stratégique permettra au pays de s’engager avec le Fonds vert pour le climat en termes de mobilisation des ressources financières.

Chercher des financements

Le coordonnateur national a poursuivi que les défis sont extrêmement importants qu’il faille mobiliser ces ressources afin de résoudre les difficultés liées au phénomène et le financement de projets vont permettre d’assurer la résilience des communautés et des écosystèmes. «A travers notre approche de restauration des terres, la résilience des populations et des terres sera une réalité», a-t-il renchéri. L’étude a réalisé dans le cadre du projet «Evaluer les opportunités du secteur de la forêt et de l’utilisation des terres au Burkina Faso pour soutenir les interventions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique dans le cadre de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel». Mis en œuvre par la FAO en collaboration avec le ministère en charge de l’environnement pour une durée de 18 mois (du 1er septembre 2018 au 29 février 2020), son objectif est d’entreprendre une analyse stratégique du potentiel d’adaptation et d’atténuation et des opportunités d’investissements. Il permet aussi d’opérationnaliser le processus de consultation multipartite pour développer l’intervention dans le secteur de la forêt et de l’utilisation des terres et d’organiser un dialogue entre les différents acteurs. La prochaine étape à l’issue de cet atelier est la mobilisation des fonds.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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