Projet de loi sur le quota genre : Des femmes parlementaires inquiètes

La porte-parole des femmes parlementaires, Elise Ilboudo (gauche): « Nous espérons que le réaménagement de cette loi permettra d'avoir au moins le quota des 30% à l'hémicycle ».

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le vendredi 13 décembre 2019 à Ouagadougou, une délégation de l’Association des femmes parlementaires du Burkina Faso.

L’Association des femmes parlementaires du Burkina Faso souhaite voir corrigées les insuffisances du projet de loi portant fixation du quota et modalités de positionnement des candidates et candidats aux élections législatives et municipales. Une délégation de la structure a rencontré, à cet effet, le vendredi 13 décembre 2019 à Ouagadougou, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

« Nous avons reçu des plaintes d’associations féminines, des OSC d’ici et d’ailleurs qui se sont indignées du fait que ce projet de loi ne portait pas de sanction coercitive en vue d’amener les partis politiques à appliquer la loi », a expliqué la porte-parole de la délégation, la 4e vice-présidente de l’Assemblée nationale (AN), Elise Foniyama Ilboudo/Thiombiano.

Après avoir rencontré un certain nombre d’acteurs (Chef de file de l’opposition, Alliance des partis politiques de la majorité présidentielle, commissions de l’AN, etc.), il était indiqué, a-t-elle justifié, que nous venions voir le chef du gouvernement pour faire part de notre inquiétude quant aux insuffisances de cette loi à adopter. « Fort heureusement, la loi a été retirée. Nous sommes dans une bonne dynamique. Et nous croyons que les préoccupations des femmes vont être, cette fois-ci, prises en compte afin de permettre que nous puissions avoir au moins le quota des 30% à l’hémicycle », a souhaité Mme Thiombiano.

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a prêté, à ses dires, une oreille attentive aux doléances de ses hôtes. Pour elle, ce projet de loi va être réaménagé pour l’enracinement de la démocratie au pays des Hommes intègres. Le texte de loi comporte cependant, à ses dires, plusieurs aspects positifs.

« La question du positionnement des femmes a été réglée, notamment en ce qui concerne l’alternance. Nous avons une liste zébrée. Il y a également 30% du genre de l’un ou l’autre sexe qui doit être positionné. Cela est louable. Malheureusement, s’il n’y a pas de sanction, il sera difficile de voir son application. C’est ce que nous avons déploré au niveau de ce projet de loi qui a été retiré », a-t-elle déclaré.

W. Aubin NANA

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