Soutien aux couches vulnérables : Plan international prévoit renforcer son aide

Le directeur régional de Plan international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Rotimy Djossaya (gauche) : « Nous voulons nous assurer que les réponses que nous apportons répondent aux besoins spécifiques des couches vulnérables »

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le vendredi 13 décembre 2019 à Ouagadougou, le directeur régional de Plan international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Rotimy Djossaya et une délégation de la section-Burkina du Réseau des femmes ministres, parlementaires, présidentes d’institutions et anciens ambassadeurs et en exercice.

Plan international est aux côtés du gouvernement burkinabè dans sa quête de solutions en faveur des populations victimes de la crise sécuritaire. Le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’institution, Rotimy Djossaya, en visite de travail au Burkina Faso, l’a affirmé, le vendredi 13 décembre 2019, à sa sortie d’audience avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

Au regard de la crise humanitaire née des attaques terroristes, le représentant de Plan international a indiqué que sa présence en terre burkinabè vise à s’assurer que les efforts déployés par sa structure contribuent à soulager les populations en détresse. « De 40 mille déplacés, nous sommes aujourd’hui à plus d’un demi-million de déplacés. Nous voulons faire en sorte que ces populations puissent bénéficier de l’assistance de Plan international. Notre plan humanitaire au Burkina prévoit de prendre en compte un million de déplacés », a-t-il confié, tout en précisant que leur ambition est d’aller au-delà de ce qu’ils font présentement.

A ce propos, les rencontres que M. Djossaya a eues avec des jeunes Burkinabè venus de différentes parties du pays le réconforte dans sa démarche. « Ces jeunes ont montré leur disponibilité à contribuer à la recherche de solutions par rapport à cette crise et à bâtir la paix et la solidarité au pays des Hommes intègres », s’est-il réjoui. D’où son idée de redimensionner les réponses de Plan international aux besoins spécifiques des couches les plus vulnérables. « Plus de 50% des victimes de cette crise sont des enfants notamment les filles et les jeunes femmes.

Nous voulons nous assurer que les réponses que nous apportons prennent en compte les besoins spécifiques de ces groupes » a-t-il signifié. Si Plan international apporte son assistance au Burkina depuis plus de 46 ans, le Réseau des femmes ministres, parlementaires, présidentes d’institutions et anciens ambassadeurs et en exercice né en 2016 veut aussi voler au secours du Burkina.

Un réseau de femmes prêt pour le Burkina

Une délégation de sa section burkinabè était également à la Primature.
A l’issue de la rencontre, la deuxième vice-présidente du réseau, Céline Yoda/Konkobo, a décliné les raisons de leur présence chez le Premier ministre. « Nous sommes venues lui rendre compte des conclusions de notre assemblée générale de l’année 2019 et lui demander son accompagnement pour la mise en œuvre de nos conclusions », a-t-elle déclaré. De son avis, un point des activités réalisées en 2019, des difficultés rencontrées et des propositions de solutions et ainsi que des perspectives ont été expliquées au chef de gouvernement.

La porte-parole du réseau, fort de 102 membres, a laissé entendre que leur objectif est d’apporter leur contribution au développement du Burkina. « Ce pays nous a tout donné, en retour, nous voulons apporter notre expérience à sa construction », a soutenu Céline Yoda.

Abdoulaye BALBONE

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