L’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (ASEA) tient, du 16 au 19 décembre 2019, à Ouagadougou, la 5e réunion de son comité scientifique avec à la clé, l’amélioration de l’accès des peuples africains à l’énergie.

L’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (ASEA) entend mener au cours des prochaines années, le combat pour permettre aux peuples africains d’accéder facilement à l’énergie dans un contexte de développement des Energies renouvelables (ER). C’est dans cette logique, qu’elle tient la 5e réunion de son comité scientifique, du 16 au 19 décembre 2019, à Ouagadougou, axée sur « L’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et l’électrification rurale » et « La gestion commerciale et le financement du secteur électrique en Afrique ». A l’ouverture des travaux de la réunion, le représentant du président du comité scientifique de l’ASEA, Moussa Dieye, a, d’emblée, précisé que ledit comité a toujours travaillé à la résolution des problèmes communs rencontrés par les sociétés d’électricité. Selon lui, cette rencontre, cinquième du genre de l’organe scientifique de l’ASEA, va faire le point sur les progrès réalisés par les comités d’études, concernant les activités en cours. Le comité scientifique va, en outre, a-t-il indiqué, aborder les modalités pratiques de réalisation de l’étude comparative des tarifs d’électricité pratiqués en Afrique et discuter du cadre d’évaluation de l’état des sociétés d’électricité en Afrique subsaharienne. Aux dires de Moussa Dieye, la réunion du comité scientifique de l’ASEA va préparer, également le 20e congrès de l’association, qui fêtera ses 50 ans, en juin prochain à Dakar.

Les sociétés nationales d’électricité saluées

Dans le cadre de ces travaux, il a appelé à l’élaboration d’un document stratégique retraçant les meilleures pratiques et les succès stories des entreprises d’électricité traduisant la confiance à leur accordée par les populations et les gouvernements, grâce à un service-client de qualité. Le directeur général de l’ASEA, Didier Abel Tella, a, pour sa part, rappelé la détermination prise pour faire du « congrès du cinquantenaire de l’ASEA », une rencontre de maturité à l’échelle continentale qui ne pourra s’exprimer qu’à travers un contenu scientifique de bonne facture. Toutefois, il a déploré le fait que sept ans après l’adoption du plan d’actions stratégique du comité scientifique de l’ASEA, des activités scientifiques ont été abandonnées. Pour lui, face à cette situation, il est nécessaire d’en faire une analyse rétrospective pour en tirer les conclusions et engager des actions correctives. Didier Abel Tella a, par ailleurs, salué les engagements des Sociétés nationales d’électricité du Sénégal (SENELEC) et du Burkina (SONABEL), pour la réussite des travaux du comité scientifique de l’ASEA. Quant au directeur général de la SONABEL, Baba Ahmed Coulibaly, représentant le ministre de l’Energie, il a souligné que ce « conclave » se déroule dans un contexte où le recours aux ER dans la sous-région ouest-africaine est mis à rude épreuve par l’insécurité. Pour les thèmes retenus par les comités d’études du mandat 2017-2020 de l’ASEA, il a relevé leurs pertinences, en témoigne, à son avis, la présence remarquée de ses homologues du Mali, du Sénégal, du Burundi et du Bénin. Il en veut aussi pour preuve, lors de la réunion, l’expression de la solidarité africaine et la volonté de construire un marché africain de l’électricité qui vont être développées, en vue de résoudre la question du coût de l’énergie, véritable levier de développement de nos pays. Baba Ahmed Coulibaly a soutenu, à ce propos, que la mise en commun des ressources et infrastructures énergétiques des différents pays d’Afrique va permettre de relever le « grand » défi de l’accès à une énergie de qualité. « Une politique cohérente dans ce sens est plus que jamais d’une nécessité impérieuse afin de construire une Afrique forte et prospère », a-t-il proposé. La 5e réunion du comité scientifique de l’ASEA fait suite à celle de Dakar (Sénégal) tenue en décembre 2017, d’Addis Abeba (Ethiopie) en avril 2018, d’Abidjan (Côte d’Ivoire) en décembre 2018 et de Livingstone (Zambie) en mai 2019.

Boukary BONKOUNGOU

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