L’Unité d’action syndicale a tenu sa 2e assemblée générale nationale, le mercredi 18 décembre 2019, à Ouagadougou. Le projet de loi portant budget, gestion 2020, a été au menu de la rencontre.

Les délégués des structures membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) des 13 régions du Burkina, se sont retrouvés, le mercredi 18 décembre 2019, à Ouagadougou, pour leur 2e assemblée générale nationale de l’année. Au cours de la rencontre, les militants ont soutenu que le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), tout en créant de nouvelles taxes, n’a pas consenti suffisamment d’efforts dans la lutte contre la mauvaise gouvernance, la corruption et le pillage des richesses nationales. « Les atteintes graves sont portées contre les libertés et les masses laborieuses sont soumises a une pression fiscale accentuée à travers des mesures qui se succèdent les unes des autres à un moment où le gouvernement appelle les travailleurs à une trêve sociale», a relevé le porte-parole de l’UAS, Bassolma Bazié, par ailleurs, président de mois des centrales syndicales. Il a, en effet, évoqué les tentatives de passage en force, menées par le pouvoir pour imposer l’application d’une IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public.

A cela, M. Bazié a cité l’Assurance maladie universelle (AMU) devant entraîner des ponctions sur les salaires des travailleurs des différents secteurs d’activités, avec des prélèvements de 4% à 6% des salaires, sans aucune garantie de prise en charge conséquente et effective. Pour lui, le mouvement syndical n’a pas été associé à l’initiative de l’AMU. L’autre taxe citée par le mouvement syndical est le renouvellement des plaques d’immatriculation, des cartes grises et les permis de conduire. Les taxes sur les véhicules à moteur (TVM), ancienne TDC supprimée en 2011 et dont l’imposition a été reconduite en 2019, alors quelle est déjà intégrée dans la TPP, ont été indexées par Bassolma Bazié et ses camarades. Les participants à l’assemblée générale ont également fait cas du blocage de la révision du code de travail, la non mise en œuvre des engagements et protocoles d’accords signés avec les syndicats par le gouvernement.

C’est pourquoi, « déterminés » dans leur lutte pour de meilleures conditions des travailleurs, l’UAS a invité les travailleurs à rester mobilisés pour de futures batailles. L’assemblée générale a, en outre appelé les travailleurs à se démarquer des tentatives de division et à préparer la commémoration du 3 janvier 1966 dans un « esprit offensif» et de lutte contre la remise en cause de leurs droits et acquis et les graves atteintes aux libertés démocratiques et syndicales.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

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