Promotion d’un islam tolérant: les Oulémas africains réaffirment leur engagement à Fès

Les travaux de la 3e session du conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains se sont achevés, le mercredi 18 décembre 2019 à Fès au Maroc, avec l’engagement des participants de poursuivre leurs actions en faveur de l’islam tolérant à travers l’Afrique.

Les Oulémas, les savants et théologiens musulmans, membres du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains (FM6OA) se sont de nouveau engagés à promouvoir les valeurs de tolérance islamique. Réunis du 17 au 18 décembre 2019 à Fès au Maroc dans le cadre de la 3e session du Conseil supérieur de la fondation, ils ont réaffirmé leur position au terme des différents travaux.

Dans le communiqué final lu par le Mufti du Tchad, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhelou, les oulémas ont assuré d’œuvrer à l’atteinte des objectifs de la FM6OA qui sont principalement « la promotion des vraies valeurs de l’islam que sont la paix et la tolérance ». Pour parvenir à cela, les 357 Oulémas participants ont donné leur quitus pour la mise en œuvre, en 2020, de projets qui ont fait l’objet d’examens lors des séances plénières des quatre commissions de la fondation. Il s’agit de la commission des activités scientifiques et culturelles, la Commission des études de la Charia, la Commission chargée de la revitalisation du patrimoine islamique africain et la commission de la communication, de la coopération et du partenariat.

Lesdits projets concernent la préparation et l’élaboration d’un guide sur les fondements islamiques partagés et la méthodologie du travail de la fondation, la mise en œuvre des projets déjà ratifiés,  le parachèvement des activités scientifiques et des programmes initiés en 2019 ainsi que l’orientation des imams formés de l’institut Mohammed VI vers la formation d’imams d’autres pays et ce en accord avec la volonté des autorités locales. Les Oulémas du Conseil ont validé aussi pour 2020 la publication électronique d’ouvrages scientifiques consacrés aux fondements religieux partagés par les pays africains, et l’étude de faisabilité ainsi que l’entame si possible de la rédaction d’une encyclopédie anthroponymique et toponymique des monuments musulmans. Un autre projet d’envergure qui a rencontré l’assentiment du conseil, a dit Cheick Alhelou, est l’implication de la femme et la jeunesse africaine dans toutes les activités et les projets de la fondation.

S’unir pour réussir

En attendant que le secrétariat général de l’institution se penche sur l’effectivité de ces projets en perspectives, le secrétaire général du Conseil supérieur des Ouléma à Rabat, Dr Mohamed Yssef, a noté qu’ils sont « pertinents les uns  les autres ». Il s’est dit convaincu que leur mise en œuvre va contribuer à donner davantage de dynamisme à la communauté musulmane tout en l’orientant vers des actions de développement de la société et du continent africain tout entier.

Le président de la section du Burkina Faso de la Fondation, Cheick Aboubacar Doukouré partage aussi cet avis. Il a estimé que les projets envisagés s’inscrivent en droite ligne des causes défendues par les devanciers de la communauté. Se félicitant de l’initiative du roi du Maroc, Mohammed VI qui a regroupé les Ouléma marocains et d’autres pays africains sous une entité engagée pour la promotion de l’islam tolérant, le Cheick Doukouré a fait savoir qu’il est temps que les musulmans travaillent « à montrer le vrai islam qui est celui de l’amour, la solidarité, la tolérance et la paix ». La paix, a-t-il ajouté, est à la base de toute action constructive et c’est pourquoi les peuples du continent africain et en particulier le Burkina Faso, malgré leur diversité, doivent bannir la haine de l’autre et cultiver l’amour, l’union et la cohésion sociale. « Dieu pouvait créer les hommes identiques et appartenant à la même communauté mais il a voulu cette diversité. Comment une personne peut-elle donc contredire cette volonté qui émane du créateur de toute chose ? Ce n’est ni logique ni normal », a-t-il avancé. Et de conclure que seule l’union fait la force et peut permettre de « réaliser de grandes choses dans l’intérêt de tous, comme c’est le cas aussi de l’esprit qui sous-tend la création de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains ».

Mamady ZANGO

mzango18@gmail.com

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