Conseil international consultatif du cajou : Donner une nouvelle dynamique à la filière en Afrique

Le ministre du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré (milieu), a indiqué que plusieurs défis tels que la promotion de la coopération dans le domaine de la recherche/développement, doivent être relevés par le CICC.

La 3ème session du Conseil des Ministres du Conseil international consultatif du cajou (CICC) a eu lieu, le vendredi 20 décembre 2019, à Ouagadougou. Au cours de cette session, les ministres des pays membres du CICC se sont penchés sur les actions à réaliser pour assurer la productivité de la filière anacarde en Afrique.

L’Afrique joue un rôle important dans la filière anacarde dans le monde. Elle représente 57% de la production mondiale et regroupe 16 pays producteurs sur les 33 pays recensés au niveau mondial, soit 50% des pays producteurs. Fort de ce grand potentiel, les pays africains veulent un nouveau souffle par l’organisation d’une faîtière.

A cet effet, les pays membres du Conseil des ministres du Conseil international consultatif du cajou (CICC) ont tenu leur 3ème session, le vendredi 20 décembre 2019, à Ouagadougou. Décrivant la place de l’anacarde au Burkina Faso, le ministre du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, Harouna Kaboré, représentant le Premier Ministre à cette rencontre inter-Etats, a indiqué qu’elle est le troisième produit d’exportation du pays des Hommes intègres, avec une valeur de 67 milliards FCFA en 2016 et 85 milliards en 2017, soit un taux d’accroissement de plus de 26%. La filière compte environ 10 mille acteurs et nourrit plus de 45 mille ménages burkinabè.

5% de la production transformée

Les participants se sont penchés sur la recherche des voies et moyens pour mieux promouvoir
la filière anacarde en Afrique.

Malgré son importance, la filière connaît un certain nombre de difficultés, notamment de la faible transformation. « 5% seulement de la production est transformé en Afrique. Or, vous savez que la valeur ajoutée d’un produit, c’est ce qui lui donne une valeur réelle. Et ce taux de 5% prouve que nous avons du chemin à faire. Mais les lignes ont bougé, étant donné que nous sommes organisés.

Et nous irons plus loin », a souligné la présidente sortante du CICC, Alimatou Shadiya Assouman. La filière anacarde souffre également des aléas du marché international. « Les principaux marchés consommateurs d’anacarde de cajou tel que l’Inde qui représente 42% de la consommation mondiale ont fermé leurs portes aux anacardes de cajou provenant d’Afrique, à travers l’imposition de droits d’importations prohibitifs qu’ils ont récemment relevés à 70% », a souligné le président de l’Alliance africaine du cajou (ACA) et représentant du secteur privé, Florentino Nanqui. Les acteurs de la filière se sont engagés à mener des actions fortes pour améliorer la productivité de l’anacarde en Afrique.

Ils ont également décidé de mettre en place des politiques natiaonales de transformation. Le ministre Kaboré a indiqué que plusieurs défis doivent être relevés par le CICC pour un meilleur avenir de la filière. Il s’agit, entre autres, de la promotion de la coopération entre les pays membres dans le domaine de la recherche/développement, de l’innovation technologique de la production, de la transformation, la commercialisation, de la consommation du cajou et de la capitalisation. L’opérationnalisation du secrétariat exécutif de l’organisation, l’examen des résolutions de la dernière session, du plan d’action minimal actualisé et du budget 2020, ont aussi été actés au cours de cette rencontre. Le Nigeria a signé une convention marquant son adhésion à l’organisation. Le CICC compte désormais 11 pays membres.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

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